10 mars 2008

MoDem Paris : bilan d’un échec … et reconstruction

Soyons francs et honnêtes, le résultat des élections à Paris est un lourd échec pour le MoDem : à 9% et 1 Conseiller, nous ne servons à rien, ou si peu. Nous faisons encore moins bien qu’aux législatives et nous avons encore moins d’élus que lors que la mandature précédente. La dynamique est négative, force est de le reconnaître.

Cet échec s’explique uniquement par le dévoiement de nos valeurs.

 

Nous voulions construire un mouvement démocratique ?

Nos investitures ont été une farce risible et tragique où les militants n’ont jamais été consultés. Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu se sont soumis à des primaires internes, mais notre candidate a répugné à cette onction démocratique. Tous les candidats socialistes de tous les arrondissements - ceux qui seront maires demain - également. Chez nous, un pseudo-comité d’investitures a été réuni, mais il n’a servi que de tremplin à ses membres pour occuper des places de choix sur les listes.

Nous devons maintenant exiger une procédure transparente et démocratique pour toutes les investitures à venir.

  

Nous voulions promouvoir une génération nouvelle ?

Là encore, nos multi-cumulards du Parlement Européen, du Conseil Régional, du Conseil de Paris ou les salariés du Mouvement se sont retrouvés en tête de liste des gros arrondissements gagnables. Ces élections étaient pour eux comme des entretiens d’embauche pour continuer leur carrière professionnelle. Triste idéal …

Nous devons maintenant nous battre pour être exemplaires et nous appliquer à nous-mêmes le non-cumul et le non-renouvellement ad vitam des mandats. C’est comme cela que nous deviendrons crédibles devant les Français et qu’enfin nous gagnerons.

 

Nous voulions promouvoir des idées nouvelles ?

Hélas… notre programme – véritable liste au Père Noël de 300 propositions non financées -, ne s’est distingué que par sa compatibilité simultanée avec celui de la gauche et avec celui de la droite. Surtout pas d’innovations ! Nous devions être libres … pour pouvoir nous rallier. J’ai au contraire défendu des stratégies originales (Paris, ville nouvelle ou Marielle 2.0), d’autres l’ont fait aussi, mais en vain. C’est triste et décevant, car nous pouvions faire beaucoup mieux.

Nous devons maintenant travailler nos vrais points de singularité, les fiabiliser et les promouvoir.

 

Nous voulions rééditer la dynamique favorable qui avait porté François Bayrou ?

Sans aucune réunion de la Fédération de Paris depuis un an, avec un vote au Conseil National qui rassemble moins de votant que du temps de l’UDF et dans une désorganisation savamment entretenue, nous avons fait fuir la majorité des nouveaux adhérents. Nous avons surtout fait fuir, par notre exemple déplorable d’actes en désaccord avec nos valeurs, une grande partie de nos électeurs.

Nous devons maintenant revenir à la pureté de nos convictions : la démocratie et la transparence pour faire de la politique autrement. Le programme présenté pour les élections au Conseil National est une première esquisse de cette reconstruction.

 

 Adhérents parisiens du MoDem, réagissez : ne vous laissez pas voler votre défaite !

Il est enfin temps de construire le Mouvement Démocrate dont nous avons rêvé !


11 février 2008

Municipales à Paris : comparatif des programmes

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Après avoir entrepris un comparatif détaillé des différents programmes pour les municipales à Paris, j'ai découvert un excellent document déjà proposé sur le site des Verts dans le 12ème.

Voici ce document : Comparatif des programmes parisiens.

 

 

Après vérification, ce comparatif est fidèle aux textes de chacune des 4 familles politiques parisiennes : 

 

Sur la forme, ces documents de programmes sont bien différents : plus de soixante-dix pages et 300 mesures pour les projets PS et MoDem, alors que les Verts présentent 50 mesures en huit pages et l'UMP 75 propositions sur seize pages. Il y en a qui ont plus travaillé que d'autres... Toujours est-il que cette différence notable rend la comparaison un peu délicate en raison des différences d'échelle.

Sur le fond, à l'exception du programme des Verts, ces projets sont très proches : couverture du périphérique, construction de 40.000 logements, auto'lib ou scooter'lib, mise en valeur des berges de la Seine, éco-construction, 4 à 6.000 logements étudiants, coulée verte sur la Petite Ceinture, plus de 4000 places de crèche, davantage de pouvoir aux maires d'arrondissements et développement de la  video-surveillance ... 

Ainsi, parmi les 75 propositions de Françoise de Panafieu, 52 se retrouvent dans le programme du MoDem ! La proportion est relativement la même avec le projet de Delanoë. Objectivement, et sur la seule base des programmes, le MoDem a donc le choix dans son éventuelle alliance. 

Cette analyse confirme sur le fond le credo du MoDem et de Marielle de Sarnez: il n'est plus possible de gouverner la ville droite contre gauche. Il faut gouverner ensemble.

 

Je reviendrai ultérieurement sur deux points:

  • Le Grand-Paris-Métropole, qui est le véritable enjeu des années à venir, mais qui est volontairement éludé par des candidats qui considèrent ce projet comme difficilement "vendable" aux Parisiens.
  • La fiscalité, dont le projet du MoDem m'interroge.

28 janvier 2008

Les 4 projets électoraux pour Paris

 
Les quatre principaux partis politiques parisiens ont tous publié leurs projets municipaux.
 
Les voici :
 

Quelles sont, selon vous, les différences les plus notables ?
 
De mon côté, je commence une analyse détaillée que je présenterai ici bientôt. 
 
 

31 décembre 2007

Marielle 2.0

 
7e656fc7159fbde645c3c5c639ce1eb1.jpgComme beaucoup de MoDem parisiens, je trépigne. Tel un taureau à la porte de l’arène, je gratte le sol, prêt à jaillir. Comme une Formule 1 au départ, je suis à fond sur les pédales d’accélérateur et de frein. J’ai hâte d’entrer en campagne !

Cette attente en a déjà lassé certains : attirés par d’autres sirènes ou fatigués des guéguerres internes nées d’une trop longue incertitude. Cette situation perdurera dans les premiers jours de janvier jusque la sortie du livre de Marielle de Sarnez et les premières investitures. Alors, plutôt que de critiquer ou d’encenser vainement pour meubler mon impatience, je poursuis ma réflexion sur la campagne à venir. Après une note sur la nécessité d’une vision, voici donc quelques propositions pour (re)lancer notre campagne. J’appelle ces propositions « Marielle 2.0 » ou la nouvelle version d’une campagne dynamique et efficace.

Dans tous les cas notre projet municipal sera caractérisé par son réalisme, son équilibre et son sérieux, car c’est cela l’ambition du MoDem. Nous savons que les problématiques sont complexes et que nous devrons faire preuve d’une très grande responsabilité. Cependant ces arguments ne sont pas vraiment porteurs dans le contexte d’une campagne électorale. Il faut donc faire des choix un peu simplificateurs et mettre en évidence quelques traits mobilisateurs : trois projets indispensables, trois idées chocs, trois cibles électorales et un slogan.
 
 
Trois projets non négociables – nos valeurs locales.
 
Nous ne sommes pas encore bien clairs sur notre stratégie d’alliance, et ce flou nous nuit. Le peuple de Paris sait que, même si nous portons un programme cohérent, nous devrons nous allier quoi qu’il arrive. Il aura donc du mal, en raison de la particularité du mécanisme de la fusion des listes, à nous soutenir au premier tour, sans connaître notre position pour le second tour. De notre côté, nous devons rester indépendants afin d’assurer notre crédibilité. Alors, comment résoudre ce paradoxe ? La seule solution efficace est d’afficher dès maintenant les projets qui nous semblent indispensables et sur lesquels nous ne transigerons pas en nous associant. Nous pourrions par exemple retenir les 3 valeurs suivantes :
  • Qualité de vie - clin d’œil à droite - : propreté, sécurité, lutte contre les nuisances du quotidien (bruits, encombrement des trottoirs et autres incivilités…). Dans nos propositions et dans nos comportements d’élus, nous devons nous engager à être en première ligne sur ces sujets qui ont un impact direct sur la vie de nos électeurs. La qualité de vie que nous proposons est également imprégnée d’écologie urbaine responsable sans être idéologique.
  • Mixité - clin d’œil à gauche - : c’est la vision d’une ville équilibrée et homogène tant dans sa sociologie que dans son activité économique que nous voulons bâtir. La ville du MoDem est une ville de villages : toutes les catégories d’habitants s’y épanouissent côte à côte. Notre labeur sera de corriger les déséquilibres.
  • Démocratie - notre touche Démocrate - : au-delà des considérations institutionnelles, nous devons proposer aux Parisiens une vie démocratique plus active et responsable. Les grands choix déterminants pour leur avenir, en matière d’urbanisme ou de transports notamment, devraient leur être mis entre les mains, par des referendums de projets. Une démocratie plus directe et plus lisible est possible.
Ce ne sont pas des valeurs très originales, mais elles sont fédératrices. L’originalité, nous la construirons sur des idées chocs.
 

Trois idées chocs et médiatiques
 
Nous avons la chance, unique en France, d’être à Paris dans une élection médiatique. Mais, les médias résument déjà la bataille électorale à un duel gauche / droite – Delanoë / Panafieu. C’est évident qu’avec les 7 % d’intentions de votes dont les sondages créditent Marielle 1.0, nous resterons à la marge de cette bataille, tout juste bons à jouer le jeu des reports de voix. Pour en sortir, il nous faut donc créer du buzz afin d’enclencher une dynamique médiatique et nous imposer dans ce duo. Sur tous les principaux thèmes de la campagne – transport, logements, écologie urbaine – une proposition du MoDem de Marielle doit être systématiquement évoquées par les journalistes. Et pour cela, ces propositions doivent être innovantes et exceptionnelles, un peu dérangeantes au premier abord, afin d’attirer l’attention.

Car, au fond il n’y a pas vraiment de politique municipale de gauche ou de droite, les programmes sont très voisins. Il n’y a souvent que des postures électorales. Et nous devons en prendre également pour exister. Alors, plutôt que de laisser à d’autres le soin de nous caractériser ou caricaturer (MouDem), nous devrions garder l’initiative en créant nous-même des symboles forts pour notre campagne. Et autant faire en sorte qu’ils soient signifiants. Ils n’ont donc pas nécessairement besoin d’être réalistes : ce sont des symboles. Et ce sont les symboles qui font la différence en politique.

Voici ceux que je propose :
  • Plus d’impôts pour plus de services après un referendum. Cette proposition peut sembler suicidaire, elle est en fait éminemment responsable et courageuse, comme j’ai essayé de le montrer ici. Il faut oser dire que les impôts locaux sont plutôt modérés à Paris et laissent un potentiel fiscal qui permettrait de mettre en œuvre tous les services qu’attendent nos concitoyens, notamment en matière de transports ou de solidarité. Moins d’impôts c’est plus de dettes ou moins de services. Le statu quo à la Delanoë – reposant sur des astuces comme pour Velib’ ou sur la conjoncture immobilière des droits de mutations - n’est pas durable. La ville MoDem est durable et démocratique : nos projets seront financés par les citoyens, qui les auront librement consentis après avoir été consultés.
  • Une ville verte dans le bois de Boulogne. J’ai déjà développé cette idée étonnante. C’est une proposition qui illustre merveilleusement ce concept d’idée choc, car le Nouvel Obs en a même fait état. Cette proposition permet d’aborder de nombreux sujets : la mixité, l’urbanisme, la densité, le développement durable, le logement, etc… C’est sans doute une idée que nous ne mettrons pas en œuvre dans une politique municipale de compromis, mais elle permet de susciter l’intérêt de tous - le débat - et nous permet d’exister en promouvant nos valeurs.
  • Une agence indépendante de la qualité de vie urbaine. La transparence de l’information est une condition indispensable à une démocratie épanouie. Nous devons donc continuer à défendre cette valeur jusque dans notre action locale. Or, les questions de qualité de vie - des embouteillages aux maladies urbaines en passant par  l’information des citoyens - sont encore abordées de façons diffuses et caricaturales auprès de nos concitoyens. Alors que c’est de leur vie même qu’il s’agit. Nous devrions donc développer sur ces sujets, non un message de solutions toutes prêtes et quasi-idéologiques, mais la volonté d’une démarche et d’une méthode auxquels tous, associations de consommateurs, de citoyens, syndicats et opposition municipale, seraient associés.  

Pour être porteuses, ces idées doivent être revendiquées médiatiquement par notre candidate, et surtout par les militants sur le terrain ou les marchés. Ils auront auparavant été formés et seront prêts à débattre sur ces sujets qui  susciteront les discutions et nous ferons émerger de la masse électorale.



Trois cibles électorales
 
Même si notre discours et notre programme s’adressent à tous les Parisiens, la recherche d’une efficacité électorale nous impose de cibler précisément l’électorat que nous voulons séduire.
  • Etant donnée la qualité perçue du bilan de Bertrand Delanoë, il ne semble pas pertinent d’essayer de récupérer des électeurs fidèles à la gauche. Mais il ne faut surtout pas se les aliéner, afin de laisser la porte ouverte au soir du premier tour.
  • Notre base de 12% aux législatives 2007. Ces électeurs sont assoiffés de démocratie. Ils sont prêts à continuer à nous suivre si nous continuons à défendre une vision constructive et réformatrice.
  • Les 20% d’électeurs de François Bayrou : ils souhaitent une alternative à l’alternance, c'est-à-dire un discours responsable sans promesses illusoires.
  • Jusqu'à 30% avec les électeurs de droite qui trouvent que le dynamisme de Delanoë (hors les Verts) reste préférable au bilan antérieur du système opaque et somnolent de leur famille politique, mais qui auront du mal à voter à gauche. A ceux-là nous dirons que nous pouvons « faire mieux ».
 
Notre slogan
 
Une devise constructive et engageante :

Faire Nettement Mieux
Fluctuat Nec Mergitur
 
 
 
 
Objectivement, nous n’atteindrons pas encore les 30% à ces élections, mais il nous est indispensable de dépasser rapidement les 10% sous lesquels nous stagnons dans les sondages. La brève analyse électorale ci-dessous montre que notre électorat n’attend qu’une chose pour se re-mobiliser : une dynamique semblable à la Présidentielle, une Marielle 2.0 !

21 décembre 2007

Le blogueur fou

 

7114ae57479470097acb42ccaa00c4fe.jpgLe supplément "Paris" du Nouvel Observateur consacre un article gentiment ironique à mon projet Paris, ville nouvelle.

Même s'il y a plus élogieux comme baptême médiatique, cet article est relativement fidèle aux réactions suscitées chez les lecteurs de ce texte. 

En effet, par mon projet, je ne souhaitais pas forcément présenter un programme réaliste pour les élections municipales de 2008, mais plutôt une vision ambitieuse et cohérente à long terme. A l'évidence cette vision dépasse le cadre de la réalité financière concrète, ainsi que de certaines légendes urbaines bien ancrées, comme celle de l'impossible valorisation du sous-sol parisien. Face à ces critiques rationnelles ou non, mon projet passe évidement pour utopiste. Puisse-t-il au-moins contribuer à ouvrir des pistes de réflexion !

 
 

20 décembre 2007

Pour un discours courageux !

Pendant la campagne présidentielle Francois Bayrou avait eu le courage d’aborder un sujet difficile et peu médiatique : la dette ! Son obstination à porter ce sujet lui a donné une crédibilité et une véritable stature d’homme politique responsable.

C’est que les électeurs, au moins les nôtres, sont las du populisme et ne sont plus dupes des promesses intenables. C’est un discours de vérité qu’ils attentent ! Ce sont des candidats réalistes et francs qu’ils porteront au pouvoir.

C’est pourquoi, dans la campagne électorale des Municipales, nous devrions avoir le courage d’aborder la question d’une hausse de l’impôt pour financer les grands chantiers qui nous semblent indispensables et qui ne font quasiment pas débat : plus de transports publics et plus de solidarité. Car pour ces deux enjeux, il n’y a qu’une question : quel financement ?

  • A la droite, nous dirions alors que la maîtrise des impôts par recherche d’une meilleure productivité et la chasse aux abus est nécessaire, mais ne peut tenir lieu de programme.
  • A la gauche, nous dirions alors que le dogme de la stabilité des impôts cache en vérité des modes de financement indirects, opaques et peu durables (vélib’ ou les droits de mutation).
  • A tous, nous dirions alors que notre modèle repose sur un choix démocratique. Nous nous engagerions à proposer des référendums sur des projets complets et durables, y compris leur financement par la hausse des impôts.

Voici un discours responsable, honnête et différenciant !

26 novembre 2007

Candidat à l'investiture dans le 13ème

 

(Mise à jour du 10 janvier 2007 : C'est finalement Eric Azières et Danièle Auffray qui ont été désignés par le Mouvement Démocrate) 

Je suis candidat à l'investiture comme tête de liste du Mouvement Démocrate dans le 13ème arrondissement de Paris afin de porter quatre projets :

  • Pour les Parisiens afin de défendre une vision innovante, dynamique et solidaire de leur cité. C'est ce que j'ai notamment essayé d'esquisser par le projet Paris, ville nouvelle. Ce document est une contribution complémentaire au travail formidable et pragmatique des Groupes de Projets. Depuis  plusieurs mois que je défends et débats de ces propositions, j'ai pu modérer certains points un peu trop avant-gardistes ou provocateurs (les tunnels ou les tours), mais mes convictions restent les mêmes : proposer une réelle rénovation de la démocratie locale par des référendums de projets, construire un Grand Paris à l'échelle des enjeux communs à tous les Franciliens et agir concrètement pour le logement. Toutes ces réflexions s'inscrivent évidemment dans le programme de Marielle de Sarnez que nous sommes en train de construire.
  •  Pour les habitants du 13ème et l'amélioration leur qualité de vie. Le MoDem doit localement, à chaque détour de quartier, proposer comment « faire mieux ». Je veux porter dans le 13ème l'ambition d'une mixité urbaine réussie et épanouie : c'est-à-dire qui traite le logement indigne, qui renouvelle les quartiers défavorisés, qui accueille de nouvelles activités et qui améliore l'efficacité des différents modes de transport. Pour rendre attractif et revaloriser notre arrondissement, il nous faudrait également davantage d'espaces verts et nous mobiliser contre toutes les nuisances du quotidien qui perturbent la vie de chacun et d'abord celle des plus faibles. J'ai déjà commencé à proposer des idées concrètes, mais, ce sont les projets de quartier, en cours d'élaboration, qui traceront la ligne directrice de chacune de ses actions.
  • Pour les militants du 13ème, parce que je souhaite le rassemblement d'une section encore profondément divisée par l'héritage du découpage électoral des élections législatives. Nous devons maintenant nous retrouver pour construire ensemble un projet commun : il faudra bâtir une liste paritaire respectant l'équilibre entre les différents quartiers et nos différentes sensibilités. Il faudra surtout rassembler les énergies et les compétences dont nous disposons et qui n'ont pas encore suffisamment été valorisées et mises en avant. Il faudra enfin, et je m'y engage, reprendre une vie section active et dynamique. C'est-à-dire une section qui accueille enfin les nouveaux adhérents, qui forme ses militants, qui prépare très en amont les différentes échéances et qui stimule le débat dans la démocratie interne.
  • Pour le projet du MoDem porté par Marielle de Sarnez. Nous ne pouvons que saluer la démarche mise en place pour construire notre premier programme : d'abord les Groupes de Projet, puis le blog, et enfin l'expression à venir d'une vision ambitieuse pour notre ville. Parce que je crois vraiment à nos valeurs, j'ai commencé à contribuer à l'animation de cette campagne en proposant différentes pistes de réflexions, notamment : 10 propositions nationales pour la campagne du MoDem aux municipales, avoir le courage d'aborder la question d'une hausse des impôts, ou quelle vision pour Paris ? J'interviens également sur le blog de projet, ainsi que pour le pilotage d'une réflexion sur la mise en place d'un programme « Grand Paris » commun à tous les candidats MoDem franciliens.

 

Cette campagne me passionne donc. Je veux la conduire en première ligne, au contact de nos concitoyens, en cohérence avec le projet municipal et dans le rassemblement de l'enthousiasme des adhérents.
 

Même si je souhaite ardemment une consultation préalable des militants, je reconnais par avance le choix que fera le comité d'investitures, et je m'engage le cas échéant à soutenir avec zèle le/la candidat(e) qui aura été désigné. Je suis lucide sur la faiblesse que pourrait constituer mon inexpérience mais, comme beaucoup, je souhaite que soit investie la personnalité la plus charismatique, innovante et rassembleuse.

 

D'autre part si j'étais élu, je m'engage solennellement à respecter les trois engagements suivants :

1.  à ne pas cumuler de mandats électifs, afin d'être pleinement disponible à la tâche confiée par mes concitoyens,

2.  à ne pas occuper la même fonction plus de deux mandats, afin d'assurer le renouvellement régulier de la classe politique,

3.  à publier et justifier mensuellement mes décisions, afin d'assurer une transparence indispensable en démocratie représentative,

Il s'agit là d'engagements personnels et je comprends les candidats qui pourraient faire des choix différents.

 

Enfin, pour ceux qui ne me connaissent pas encore : j'ai 32 ans, je suis né au Nicaragua et j'ai vécu 15 ans en Côte d'Ivoire. Je suis Parisien depuis 8 ans, diplômé des Arts et Métiers dans le 13ème et je travaille actuellement dans une filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations. C'est mon premier engagement politique, il est représentatif de l'élan démocratique qui nous a rassemblé derrière François Bayrou à l'occasion des présidentielles.

 

Je souhaite par cette note être complètement transparent dans ma démarche. J'appelle les autres candidats à l'être également afin que s'instaure entre nous, et devant les adhérents, un débat loyal, constructif et démocratique. Ensemble, construisons la meilleure équipe Démocrate !

17 novembre 2007

Avant les Municipales : relire la charte d'Athène

feac4c62734231430ace71a7823d7315.jpgS’il est en urbanisme un texte fondateur et mythique, c’est bien la Charte d’Athènes. Ce document,  écrit en 1936 et diffusé par Le Corbusier, a inspiré après guerre la reconstruction de la ville et l’émergence de cités nouvelles partout de par le monde.

Aujourd’hui, ce texte, organisé en 95 propositions, incarne cette période et certaines de ses erreurs comme les grands ensembles ou les constructions sur dalles. Cette critique rétrospective est injuste. En effet, l’ambition première de la charte d’Athènes, la disparition des bidonvilles insalubres, a été achevée dans les années 1970. On dit également ce texte dépassé et obsolète face aux enjeux nouveaux de la ville. C'est vrai que certains articles ont un peu vieillis, notamment ceux sur le machinisme.

Cependant, s’il fallait envisager une nouvelle charte pour la ville de demain, la charte d’Athènes de 1936 constituerait une extraordinaire source d’inspiration. Ainsi au regard de Paris, certaines propositions restent étonnamment d’actualité,

Sur le Grand Paris :
« 83 – La ville doit être étudiée dans l’ensemble de sa région d’influence. Un plan de région remplacera le simple plan municipal. La limite de l’agglomération sera en fonction du rayon de son action économique. »

Sur la place de la voiture :
« 80 – Les vitesses mécaniques nouvelles ont bouleversé le milieu urbain, instaurant le danger permanent, provoquant l’embouteillage et la paralysie des communications, compromettant l’hygiène. »

Sur l’étalement urbain :
« 11 – La croissance de la ville dévore, au fur et à mesure, les surfaces vertes limitrophes sur lesquelles prenaient vues ses ceintures successives. Cet éloignement toujours plus grand, des éléments naturels augmente d’autant le désordre de l’hygiène. »

Sur les Tours :
« 82 – L’urbanisme est une science à trois dimensions et non pas à deux. C’est en faisant intervenir l’élément de hauteur que solution sera donnée aux circulations modernes ainsi qu’aux loisirs, par l’exploitation des espaces libres ainsi créés. »

Sur les temps de transports :
« 42 – La liaison entre l’habitation et les lieux de travail n’est plus normale ; elle impose des parcours démesurés. »

28 octobre 2007

Comment gagner les Municipales à Paris ?

e9240f25a7fbcb2d093a1bb1dcd27c2e.jpgAvec la mise en ligne du blog de projet de Marielle de Sarnez, c’est une grande étape vers les Municipales qui vient d’être franchie. Ce blog est le travail admirable et démocratique de tous les militants parisiens du MoDem. L’initiative doit vraiment être saluée.

Nous ne gagnerons pas Paris en proposant plus de crèches, d’espaces verts, de bus ou de couverture sur le périphérique. Nous ne le gagnerons avec ces propositions, car elles sont exactement les mêmes que celles et de la gauche et de la droite. Ces propositions sont donc la base, mais nous ne devons pas nous focaliser dessus.

Nous ne gagnerons pas Paris en proposant des mesures trop techniques (parler d’intercommunalité ou du partage de responsabilités entre mairies d’arrondissements et mairie centrale) ou trop générales (le développement durable, la pollution, la misère). Il est également évident, que nombre de propositions intéressantes pour la ville ne sont pas dans ses compétences actuelles : ainsi des transports collectifs, des taxis, du futur Grand Paris, de la sécurité… Il ne faudrait pas taire ces questions sous prétexte que ce ne sera pas dans les responsabilités de nos élus. Les Municipales sont au contraire l’occasion d’aborder ces questions et de se positionner.

Nous ne gagnerons pas Paris en répétant les erreurs des dernières législatives où l’impréparation (liée à l’investiture tardive des candidats) et la banalité du programme (vis-à-vis de celui du PS notamment) ont été nos deux principaux adversaires. Si nous voulons faire mieux, il faut que les listes et le programme soient déterminés le plus tôt possible. A mon sens attendre janvier c’est quasi-suicidaire : les autres partis ont déjà aujourd’hui toutes leurs têtes de liste de tous les arrondissements. Ils écument les marchés. Ainsi localement comme médiatiquement, le MoDem n’existe pas encore. Pire, il prend du retard sur les prochaines échéances…

Alors que faire pour gagner ?

Outre le fait qu’il nous faille au plus vite des candidats, nous ne gagnerons que si nous pouvons proposer une VISION. C'est-à-dire un projet global et à long terme, basé sur une dizaine de propositions simples et compréhensibles, dont quelques une légèrement provocatrices. Il ne faut donc pas faire un projet crédible et laborieux pour la prochaine mandature, mais un projet médiatique et mobilisateur pour les 20 ans à venir. Surtout un projet original et innovant.

C’est ce que j’ai déjà essayé d’ébaucher dans Paris, ville nouvelle en présentant d’abord quelques valeurs (densifier et rééquilibrer Paris / passer du logement social au loyer social / créer un XXIème arrondissement vert / Résoudre les problèmes de la banlieue par le Grand Paris / une véritable démocratie locale) puis en présentant des idées concrètes d’application de ces valeurs (le Grand Paris jusqu’aux frontières de la Région / une ville verte dans le bois de Boulogne / des agences municipales d’emploi à domicile ou de la qualité de vie / des referendums de projets). Je ne défends pas ici ces idées, qui sont personnelles et partielles, mais la méthode et l’objectif qui, eux, me semblent indispensables et urgents.

Alors construisons ensemble, au gré du blog de projet, des travaux de section, de toutes nos rencontres informelles, une vision nouvelle de Paris. N’ayons pas peur de provoquer, c’est ainsi que l’on débattra entre nous et que l’on existera dans les média. N’ayons pas peur de proposer des idées audacieuses et originales. Nous pouvons créer une ville nouvelle, c’est d’ailleurs l’ambition du MoDem : le renouvellement face aux deux conservatismes qu’incarnent la gauche et la droite !

21 octobre 2007

10 propositions nationales pour la campagne du MoDem aux Municipales

Les futures élections municipales se joueront sur des enjeux locaux. Cependant ces élections générales ont toujours valeurs de tests à l’échelle nationale.  D’autre part, il est vraisemblable que les listes locales du MoDem s’allieront suivant les cas, ou avec la gauche, ou avec la droite. Il apparait donc légitime d’envisager un socle de propositions communes qui nous assurerons une visibilité à l’échelle nationale et une cohérence dans nos alliances : qu’aucun, en interne ou en externe, ne puisse nous accuser de renoncement après une alliance tant que les propositions communes seront maintenues.

Les propositions que j’envisage sont les suivantes (elles sont détaillées dans le document à télécharger ici):

Une ville plus démocratique :
1.    Une intercommunalité à l’échelle de la ville
2.    Des referendums locaux sur les grands enjeux
3.    Revendiquer le droit d’expérimentation

Une ville plus durable et plus équilibrée :
4.    Une politique énergétique municipale responsable
5.    Appliquer réellement la loi SRU
6.    Une agence municipale de veille et d’information sur la qualité de vie

Une ville plus dynamique :
7.    Construire
8.    Tous les services municipaux en ligne
9.    Une agence municipale du travail de proximité


Je ne propose ici que 9 idées sur 10, pour bien signifier que cet exercice n’est qu’une vision personnelle et partielle, à débattre, à modifier et à compléter.
 
 
NOTA : Ces propositions concernent bien sûr les communes urbaines, les communes rurales devraient sans doute faire l’objet de propositions spécifiques.

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