10 mars 2008
MoDem Paris : bilan d’un échec … et reconstruction
Soyons francs et honnêtes, le résultat des élections à Paris est un lourd échec pour le MoDem : à 9% et 1 Conseiller, nous ne servons à rien, ou si peu. Nous faisons encore moins bien qu’aux législatives et nous avons encore moins d’élus que lors que la mandature précédente. La dynamique est négative, force est de le reconnaître.
Cet échec s’explique uniquement par le dévoiement de nos valeurs.
Nous voulions construire un mouvement démocratique ?
Nos investitures ont été une farce risible et tragique où les militants n’ont jamais été consultés. Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu se sont soumis à des primaires internes, mais notre candidate a répugné à cette onction démocratique. Tous les candidats socialistes de tous les arrondissements - ceux qui seront maires demain - également. Chez nous, un pseudo-comité d’investitures a été réuni, mais il n’a servi que de tremplin à ses membres pour occuper des places de choix sur les listes.
Nous devons maintenant exiger une procédure transparente et démocratique pour toutes les investitures à venir.
Nous voulions promouvoir une génération nouvelle ?
Là encore, nos multi-cumulards du Parlement Européen, du Conseil Régional, du Conseil de Paris ou les salariés du Mouvement se sont retrouvés en tête de liste des gros arrondissements gagnables. Ces élections étaient pour eux comme des entretiens d’embauche pour continuer leur carrière professionnelle. Triste idéal …
Nous devons maintenant nous battre pour être exemplaires et nous appliquer à nous-mêmes le non-cumul et le non-renouvellement ad vitam des mandats. C’est comme cela que nous deviendrons crédibles devant les Français et qu’enfin nous gagnerons.
Nous voulions promouvoir des idées nouvelles ?
Hélas… notre programme – véritable liste au Père Noël de 300 propositions non financées -, ne s’est distingué que par sa compatibilité simultanée avec celui de la gauche et avec celui de la droite. Surtout pas d’innovations ! Nous devions être libres … pour pouvoir nous rallier. J’ai au contraire défendu des stratégies originales (Paris, ville nouvelle ou Marielle 2.0), d’autres l’ont fait aussi, mais en vain. C’est triste et décevant, car nous pouvions faire beaucoup mieux.
Nous devons maintenant travailler nos vrais points de singularité, les fiabiliser et les promouvoir.
Nous voulions rééditer la dynamique favorable qui avait porté François Bayrou ?
Sans aucune réunion de la Fédération de Paris depuis un an, avec un vote au Conseil National qui rassemble moins de votant que du temps de l’UDF et dans une désorganisation savamment entretenue, nous avons fait fuir la majorité des nouveaux adhérents. Nous avons surtout fait fuir, par notre exemple déplorable d’actes en désaccord avec nos valeurs, une grande partie de nos électeurs.
Nous devons maintenant revenir à la pureté de nos convictions : la démocratie et la transparence pour faire de la politique autrement. Le programme présenté pour les élections au Conseil National est une première esquisse de cette reconstruction.
Adhérents parisiens du MoDem, réagissez : ne vous laissez pas voler votre défaite !
Il est enfin temps de construire le Mouvement Démocrate dont nous avons rêvé !
13:49 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : modem, paris, bilan
28 janvier 2008
Les 4 projets électoraux pour Paris
Les quatre principaux partis politiques parisiens ont tous publié leurs projets municipaux.Les voici :
- Les Verts - Denis Baupin - Pourquoi Paris a besoin des Verts
Quelles sont, selon vous, les différences les plus notables ?
De mon côté, je commence une analyse détaillée que je présenterai ici bientôt.
17:10 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, projets, election, ps, ump, modem, verts
21 janvier 2008
Conseil National du MoDem, petite fierté
Comme un chansonnier au pied au de la scène, je vois avec fierté triompher aux élections internes du MoDem la liste francilienne dont j'ai composé le programme. C’est une grande joie que de voir ces idées exigeantes partagées par la majorité (encore relative) des adhérents d'Ile de France. Et ce n’est qu’un début …
Voici ce programme qui nous engage :
1. Projet.
Nous nous reconnaissons dans les Chartes et dans le projet de société exprimé depuis un an par François Bayrou, Corinne Lepage, Quitterie Delmas et nos instances provisoires. Nous accompagnerons et participerons activement à l’expression toujours plus précise et pertinente de ce projet. Nous considérons également, qu’au-delà de la personnalité de François Bayrou et malgré nos parcours différents, ce qui nous a rassemblés au Mouvement Démocrate, c’est avant tout une soif immense de démocratie. C’est cette démocratie, que nous voulons construire par notre action au Conseil National, car elle s’incarnera d’abord en interne.
2. Rassemblement.
Nous appelons à l’intégration réciproque des différentes sensibilités qui ont constitué notre mouvement. Notre initiative se veut représentative de cette diversité et respectueuse des minorités.
3. Démocratie interne.
Nous souhaitons promouvoir une démocratie interne dynamique et efficace. Dynamique, parce qu’à chaque fois que cela sera matériellement possible, et ça le sera, les militants seront préalablement consultés par un vote, et pas seulement pour les investitures. Efficace, parce que nous reconnaissons au final la responsabilité des instances élues pour faire un choix éclairé et motivé. Nous nous engageons donc à promouvoir le processus suivant :
- Que les militants soient consultés après un débat interne - c'est la démocratie.
- Mais qu'in fine ce soient les instances élues qui tranchent, car certains enjeux, notamment médiatiques et stratégiques peuvent dépasser les choix locaux des militants - c'est l’efficacité.
- Que ces instances justifient, argumentent et assument leur choix - c'est la transparence.
- Que les militants acceptent définitivement ces décisions, sans les contester autrement que lors de la réélection suivante des instances - c’est la responsabilité.
C’est cet équilibre entre démocratie interne et efficacité que nous construirons avec tous les adhérents. Cette exigence devrait donc nous conduire à une très grande responsabilisation personnelle des militants et des dirigeants.
4. Responsabilité sociétale.
À l’instar de la démocratie, nous considérons que le développement durable se construira d’abord en interne si nous voulons être crédibles devant les Français. Les actions du Mouvement devront donc promouvoir activement ces principes : privilégier le train, le travail à distance, les buffets issus de l’agriculture biologique et équitable, le recyclage, etc… Conscient de sa propre responsabilité sociétale, le Mouvement Démocrate s'engagera à rendre compte annuellement de ses démarches (internes et externes) en faveur de la protection de l'environnement et du développement social, dans le respect des principes de précaution, de prévention, de démocratie participative et de transparence. Dans ce cadre, nous souhaitons construire une Europe citoyenne.
5. Expression.
Pour tous les scrutins internes, nous nous engageons à promouvoir :
- Le vote par correspondance ou procuration afin de permettre l’expression sans contrainte de disponibilité.
- La reconnaissance du vote blanc à chaque fois qu’il y aura deux projets à choisir. Cette modalité permet d’apporter un message lisible aux instances en charge de la décision finale, tout en limitant l’abstention.
- Le vote de valeur lorsqu’il y a plus de deux projets en présence. Ce vote, en classant les propositions ou les candidats, permet de faire émerger un choix consensuel et constructif.
6. Service et formation.
Nous considérons qu’en dehors des périodes électorales, l’objectif du Mouvement vis-à-vis de ses militants est de les former à l’action et à la conscience politique, et également d’organiser le débat afin de préparer très en amont les différentes échéances. Nous voulons construire un Mouvement d’adhérents actifs : les compétences des militants doivent être identifiées et valorisées au sein du mouvement : un annuaire des compétences sera proposé. Des formations pratiques auprès des élus et responsables seront organisées. L’université du MoDem sera donc mise en œuvre. Elle commencera par la formation à l’écologie responsable.
7. Transparence.
Faire de la politique autrement signifie pour nous être exemplaires et transparents. Nous voulons donc relever le défi de voir s’épanouir notre mouvement sans rien cacher de nos échanges, car nous sommes le parti du débat loyal et respectueux. Nous souhaitons donc promouvoir l’ouverture la plus large des réunions, des comptes-rendus et des convocations. L’information, loyale et transparente, est donc au cœur de notre projet.
8. Exemplarité.
Au-delà de la Charte Ethique, et dans le respect des sensibilités différentes, nous souhaitons par notre engagement être véritablement exemplaires dans notre comportement politique. Aussi nous nous engageons personnellement à nous appliquer le non-cumul des mandats publics, à rejeter tout dénigrement individuel et à ne jamais critiquer un projet sans proposer immédiatement une vision alternative. C’est en commençant d’abord par nous-même que nous porterons l’exigence de la haute qualité démocratique que nous souhaitons développer tant en interne qu’en externe.
9. Mutualisation.
Pour pallier à notre peu de moyens financiers, nous mutualiserons les outils de campagne, les séances de formation, les bonnes idées et les bonnes adresses de fournisseurs.
10. Solidarité.
Nous croyons qu’être Démocrate c’est être solidaire jusque dans notre parti : les frais et cotisations des adhérents doivent donc être modulés en fonction de leurs ressources. Une assistance juridique devrait également être mise en place pour les adhérents, candidats et élus. Enfin, les fonds du Mouvement devraient être placés dans un établissement bancaire exemplaire en termes de développement équitable et durable.
17:15 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Quitterie, Projet
04 janvier 2008
Philosophie du projet Démocrate
Le projet Démocrate est une vision de la société radicalement différente de la proposition Socialiste et de la proposition Conservatrice. Ce projet n’est pas une synthèse centriste de ces propositions, comme beaucoup le croient. François Bayrou a posé les grandes lignes de cette conception de notre Civilisation dans un bel article de la revue Commentaire. C’est un texte dense (9 pages) qui est indispensable à la compréhension des évolutions récentes de la politique française, car cette dynamique dépasse largement le cadre du seul Mouvement Démocrate et elle a déjà été esquissée dans le domaine du Développement Durable.
Je voudrais approfondir ici la doctrine de ce projet.
Tout d’abord, un diagnostic. Les philosophies politiques actuelles - de gauche comme de droite - reposent sur l’hypothèse rousseauiste du contrat social : l’intérêt général procéderait naturellement de la somme des intérêts particuliers de chacun des membres de la société. Cette conception serait encore valable si chaque individu n’avait qu’un seul intérêt particulier. Or, ce n’est plus le cas.
C’est la crise des intérêts particuliers qui est à l’origine de la crise politique et morale actuelle.
En effet, la difficulté des propositions politiques actuelles réside dans le fait qu’elles se trouvent confrontées à des incohérences majeures entre chacune des trois facettes des individus auxquels elles s’adressent : au citoyen, au consommateur et au travailleur. Chacun de ces termes est ici présenté au sens large :
- Je suis un citoyen, je suis un « régulateur » : un acteur social et politique, qui interagit avec ses semblables. J’aspire à la liberté et à la vie en communauté.
- Je suis un travailleur, je produis de « l’offre » que je sois salarié, indépendant ou entrepreneur. Cette activité, par ses revenus, détermine mon niveau de vie.
- Je suis un consommateur, je suis « la demande ». Cette activité, par l’utilisation de mes revenus, détermine mon mode de vie.
Du temps de Rousseau et de celui encore récent de la vie à la campagne, il était possible à chacun d’établir une cohérence entre ces trois natures. Au temps des usines cette convergence était encore palpable pour le prolétariat : elle a fait la réussite des thèses communistes.
Mais aujourd’hui, chacune de ces facettes qui nous compose est plus ou moins en conflit d’intérêts avec les autres. Ainsi par exemple :
- En tant que consommateur, je préfère les produits les moins chers – délocalisés - au risque de ma santé d’homme, de mon activité de travailleur ou à l’encontre de ma conscience de citoyen.
Nous sommes ainsi tous les témoins et les victimes quotidiennes de ces incohérences et d’un monde que nous ne comprenons plus.
- En tant que travailleur je souhaite davantage de revenus, quand bien même ce revenu augmenterait les prix, et donc annulerait mon intérêt de consommateur. Alors le citoyen que je suis vote pour le parti qui lui promettra davantage de pouvoir d’achat à court terme soit par une hausse des salaires, soit par une baisse des impôts.
Et ce sont des organisations différentes – partis politiques, syndicats et associations ou labels de consommateurs – qui sont chargées de défendre ces différents intérêts. Mais, ces organisations revendiquent chacune leur indépendance alors que ces problématiques se trouvent indiscutablement liées en nous. Ces organisations n’apportent donc pas de vision cohérente. Le résultat c’est la désaffection et l’ironie vis-à-vis de la politique, la décrédibilisation du syndicalisme et la faiblesse des associations de consommateurs. Fleurissent alors des utopies réconciliatrices comme la vision de l’extrême gauche ou le fondamentalisme religieux.
Le réflexe classique est alors de se tourner vers l’Etat et d’attendre de lui qu’il résolve ce problème. Mais les partis politiques, de gauche et de droite, sont, comme je l’ai montré, impuissants à régler durablement ces questions puisque complices du problème.
Comment résoudre alors ce conflit d’intérêts qui mine nos sociétés et nos consciences ?
Il faut alors changer radicalement de concept philosophique : la somme des intérêts particuliers n’incarne plus l’intérêt général. Ce serait plutôt l’intérêt général qui unifierait nos intérêts particuliers. Ce retournement de conception, où l’intérêt général prime et détermine notre intérêt particulier, est la première révolution du projet qui se nomme aujourd’hui Démocrate ou Durable.
Mais ce projet porte également une seconde révolution, toute aussi essentielle.
D’autres théories politiques ont déjà essayé de proposer cette primauté de l’intérêt général. Elles ont généralement conduit à des totalitarismes, où l’individu était sommé de renoncer à sa liberté afin de subir, pour son bonheur, l’intérêt dit général. Notre projet est radicalement différent : il a fait son deuil d’imposer aux autres le bonheur. Il ne recherche que l’établissement d’un cadre épanouissant qui, en toute liberté, permette de concilier nos différentes aspirations a priori contradictoires.
Notre projet ne vise donc pas l’établissement de l’intérêt général par l’Etat ou par une forme quelconque d’organisation, mais par l’individu qui décide en premier lieu d’être exemplaire. C’est la seconde révolution.
C’est donc l’individu qui va confronter ses aspirations de consommateur, de travailleur et de citoyen à un intérêt général supérieur afin de modérer ou d’encourager certaines de ses aspirations et agir. Agir de façon responsable et autonome. Agir sans attendre l’Etat et la société, agir sans contester systématiquement, mais plutôt en commençant par être soi-même exemplaire. C’est toute l’aspiration au Développement Durable qui est ainsi expliquée par cette vision Démocrate de la politique.
En effet, ne rien attendre en premier lieu de l’Etat n’exclut pas l’action politique, au contraire. L’individu reconnaît que tous les moyens sont pertinents pour concilier ses intérêts, et l’action politique citoyenne en est une. Elle est même un devoir, car le renoncement individuel à une action politique est un des symptômes de la crise des conflits d’intérêts identifiée au départ. L’Etat, au lieu d’être un recours ou un garant, devient alors pour le citoyen un moyen, parmi d’autres, pour mettre en œuvre sa conception du monde.
Ainsi, le citoyen, le consommateur et le travailleur, enfin réunis et cohérents, trouveront dans cette règle de vie privilégiant l’intérêt général un cadre épanouissant.
Enfin, comment définir cet intérêt général supérieur ? Pour rester cohérent avec cette philosophie, il n’est pas raisonnable d’en donner une définition globale et définitive. C’est à chacun de le faire en conscience. Cependant l’intérêt général, c’est bien souvent de dépasser sa vision locale et court-termiste. C'est-à-dire de changer d’échelle en envisageant les questions dans un cadre géographique et temporel universel : à l’échelle du monde et à l’échelle des générations passées et futures. De là découlera la satisfaction de nos propres intérêts.
Le projet Démocrate, traduction politique du Développement Durable, se revendique donc de cette double révolution. Celle qui remet l’individu libre, responsable et exemplaire au cœur de la démocratie.
21:50 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : modem, philosophie, projet, citoyen, developpement, durable
21 décembre 2007
Le blogueur fou
Le supplément "Paris" du Nouvel Observateur consacre un article gentiment ironique à mon projet Paris, ville nouvelle.
Même s'il y a plus élogieux comme baptême médiatique, cet article est relativement fidèle aux réactions suscitées chez les lecteurs de ce texte.
En effet, par mon projet, je ne souhaitais pas forcément présenter un programme réaliste pour les élections municipales de 2008, mais plutôt une vision ambitieuse et cohérente à long terme. A l'évidence cette vision dépasse le cadre de la réalité financière concrète, ainsi que de certaines légendes urbaines bien ancrées, comme celle de l'impossible valorisation du sous-sol parisien. Face à ces critiques rationnelles ou non, mon projet passe évidement pour utopiste. Puisse-t-il au-moins contribuer à ouvrir des pistes de réflexion !
15:50 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Paris, article, modem, fou
26 novembre 2007
Candidat à l'investiture dans le 13ème
(Mise à jour du 10 janvier 2007 : C'est finalement Eric Azières et Danièle Auffray qui ont été désignés par le Mouvement Démocrate)
Je suis candidat à l'investiture comme tête de liste du Mouvement Démocrate dans le 13ème arrondissement de Paris afin de porter quatre projets :
- Pour les Parisiens afin de défendre une vision innovante, dynamique et solidaire de leur cité. C'est ce que j'ai notamment essayé d'esquisser par le projet Paris, ville nouvelle. Ce document est une contribution complémentaire au travail formidable et pragmatique des Groupes de Projets. Depuis plusieurs mois que je défends et débats de ces propositions, j'ai pu modérer certains points un peu trop avant-gardistes ou provocateurs (les tunnels ou les tours), mais mes convictions restent les mêmes : proposer une réelle rénovation de la démocratie locale par des référendums de projets, construire un Grand Paris à l'échelle des enjeux communs à tous les Franciliens et agir concrètement pour le logement. Toutes ces réflexions s'inscrivent évidemment dans le programme de Marielle de Sarnez que nous sommes en train de construire.
- Pour les habitants du 13ème et l'amélioration leur qualité de vie. Le MoDem doit localement, à chaque détour de quartier, proposer comment « faire mieux ». Je veux porter dans le 13ème l'ambition d'une mixité urbaine réussie et épanouie : c'est-à-dire qui traite le logement indigne, qui renouvelle les quartiers défavorisés, qui accueille de nouvelles activités et qui améliore l'efficacité des différents modes de transport. Pour rendre attractif et revaloriser notre arrondissement, il nous faudrait également davantage d'espaces verts et nous mobiliser contre toutes les nuisances du quotidien qui perturbent la vie de chacun et d'abord celle des plus faibles. J'ai déjà commencé à proposer des idées concrètes, mais, ce sont les projets de quartier, en cours d'élaboration, qui traceront la ligne directrice de chacune de ses actions.
- Pour les militants du 13ème, parce que je souhaite le rassemblement d'une section encore profondément divisée par l'héritage du découpage électoral des élections législatives. Nous devons maintenant nous retrouver pour construire ensemble un projet commun : il faudra bâtir une liste paritaire respectant l'équilibre entre les différents quartiers et nos différentes sensibilités. Il faudra surtout rassembler les énergies et les compétences dont nous disposons et qui n'ont pas encore suffisamment été valorisées et mises en avant. Il faudra enfin, et je m'y engage, reprendre une vie section active et dynamique. C'est-à-dire une section qui accueille enfin les nouveaux adhérents, qui forme ses militants, qui prépare très en amont les différentes échéances et qui stimule le débat dans la démocratie interne.
- Pour le projet du MoDem porté par Marielle de Sarnez. Nous ne pouvons que saluer la démarche mise en place pour construire notre premier programme : d'abord les Groupes de Projet, puis le blog, et enfin l'expression à venir d'une vision ambitieuse pour notre ville. Parce que je crois vraiment à nos valeurs, j'ai commencé à contribuer à l'animation de cette campagne en proposant différentes pistes de réflexions, notamment : 10 propositions nationales pour la campagne du MoDem aux municipales, avoir le courage d'aborder la question d'une hausse des impôts, ou quelle vision pour Paris ? J'interviens également sur le blog de projet, ainsi que pour le pilotage d'une réflexion sur la mise en place d'un programme « Grand Paris » commun à tous les candidats MoDem franciliens.
Cette campagne me passionne donc. Je veux la conduire en première ligne, au contact de nos concitoyens, en cohérence avec le projet municipal et dans le rassemblement de l'enthousiasme des adhérents.
Même si je souhaite ardemment une consultation préalable des militants, je reconnais par avance le choix que fera le comité d'investitures, et je m'engage le cas échéant à soutenir avec zèle le/la candidat(e) qui aura été désigné. Je suis lucide sur la faiblesse que pourrait constituer mon inexpérience mais, comme beaucoup, je souhaite que soit investie la personnalité la plus charismatique, innovante et rassembleuse.
D'autre part si j'étais élu, je m'engage solennellement à respecter les trois engagements suivants :
1. à ne pas cumuler de mandats électifs, afin d'être pleinement disponible à la tâche confiée par mes concitoyens,
2. à ne pas occuper la même fonction plus de deux mandats, afin d'assurer le renouvellement régulier de la classe politique,
3. à publier et justifier mensuellement mes décisions, afin d'assurer une transparence indispensable en démocratie représentative,
Il s'agit là d'engagements personnels et je comprends les candidats qui pourraient faire des choix différents.
Enfin, pour ceux qui ne me connaissent pas encore : j'ai 32 ans, je suis né au Nicaragua et j'ai vécu 15 ans en Côte d'Ivoire. Je suis Parisien depuis 8 ans, diplômé des Arts et Métiers dans le 13ème et je travaille actuellement dans une filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations. C'est mon premier engagement politique, il est représentatif de l'élan démocratique qui nous a rassemblé derrière François Bayrou à l'occasion des présidentielles.
Je souhaite par cette note être complètement transparent dans ma démarche. J'appelle les autres candidats à l'être également afin que s'instaure entre nous, et devant les adhérents, un débat loyal, constructif et démocratique. Ensemble, construisons la meilleure équipe Démocrate !
20:10 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Paris, Municipale, Investiture, projet, primaire
11 novembre 2007
De la difficulté d'être centriste
Je suis pour les OGM, le nucléaire ou la voiture !
Je suis aussi pour davantage de solidarité, pour une immigration massive et généreuse ou de vrais droits équivalents pour les homosexuels et les étrangers !
Voilà pour la vision simpliste de mes convictions. En vérité, elles sont beaucoup plus nuancées.
Mais même si je peux développer pour chacune de ces idées des arguments pertinents, serais-je entendu avant d’être catalogué ? Et si je le pouvais, pourrais-je développer un discours nuancé, sans paraitre fatigant, terne ou peu ambitieux ? Même si nous, centristes, n’avons pas tous les mêmes convictions, nous sommes tous confrontés à cette difficulté.
Car si c’est une chose (tellement facile) de se scandaliser, c’en est une autre d’essayer de comprendre la subtilité et la difficulté du monde, puis de proposer des voies réalistes, même si elles ne sont sûrement pas idéales. Il est a priori déroutant de comprendre que pour vouloir gouverner il faut proposer des idées tranchées, simplistes et miraculeuses, alors même que pour gouverner il faut confronter ces idées à la réalité et immédiatement les nuancer et les réduire.
Etre centriste, c’est donc poser directement, pour chaque idée, la question de ses nuances et de sa mise en œuvre. C’est se mettre honnêtement en position de gouverner et non de vouloir gouverner. C’est sortir de la dichotomie simpliste droite/gauche, solidarité/efficacité, nature/technologie…
Autre difficulté paradoxale : face aux ayatollahs de tous bords, de ceux de l’écologie à ceux de l’argent, considérer qu’il est vain de vouloir les combattre ! En effet, nous leur reconnaissons la pertinence de servir d’éclaireurs, de capacités d’indignation et de spécialistes des cas particuliers. Ce sont donc des partenaires, alors même que nous nous opposons à leurs idées.
Etre centriste c’est également prendre conscience que nous ne serons jamais d’accord entre nous. Car elle est immense la gamme des nuances et des projets. Il nous faut alors faire vivre le débat, sans vouloir le trancher définitivement. Mais au final retenir, à l’instar de la démocratie, le moins pire des systèmes. Car dans quasiment tous les domaines de la politique, face à la complexité et l’absence de certitude, il restera nos valeurs et surtout un engagement : celui de conduire honnêtement et en transparence, les affaires communes.
Ne pas vouloir faire le bonheur des hommes, voilà notre ambition et notre difficulté.
22:30 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : modem, centre, politique
16 octobre 2007
Candidat à la candidature
Parce que j’ai un projet et que tout le monde au MoDem convient que la démocratie interne serait que le choix des candidats se fasse sur la base de leur projet et de leurs idées. J’ai proposé fin août, le projet « Paris, ville nouvelle ». Ce document est la contribution d’un militant de base adressée aussi bien aux autres militants qu’aux instances de notre mouvement pour participer à l’élaboration de notre programme. Ce document a suscité des réactions passionnées chez tous ceux à qui j’ai pu le présenter et le défendre. Je souhaite maintenant continuer à le promouvoir plus officiellement, en débattre, le nuancer et en intégrer des éléments dans un projet collectif et ambitieux.
Parce que je respecte le travail d’équipe et que je sais que mon projet n’est qu’une vision personnelle et non exhaustive des enjeux des élections municipales. Tant d’autres compétences sont nécessaires ! Une vision complète et pertinente ne pourra émerger que la pluralité d’une équipe. Je veux apporter ma contribution à cette équipe qui fera la synthèse des propositions et élaborera le programme global. J’ai essayé de participer aux différentes commissions mises en place pour faire émerger ce projet. Ces commissions, par thème/sous-thème et arrondissements/quartiers, sont démocratiques et passionnantes. Elles déboucheront sur des propositions locales, précises et réalistes à court terme, mais peut-être insuffisantes pour faire rêver nos électeurs. Ces deux démarches sont donc complémentaires.
Parce que, pour exister et être visibles médiatiquement, nous devons proposer un programme original et symbolique. Nous ne pouvons pas nous contenter de ne proposer qu’une synthèse centriste entre les idées les plus efficaces de la droite et les idées les plus généreuses de la gauche. Nous devons donc proposer des idées nouvelles et incarner une vision à long terme. C’est ce que je fais dans mon projet et je veux le partager. Les idées que je propose ne sont ni utopistes ni extrêmes, il ne faudrait donc pas lire ce document trop rapidement, ni mal interpréter mon propos : j’ai essayé d’aller au bout de la réflexion sur nos convictions d’équilibre entre le développement durable et le développement économique et de proposer des pistes d’interprétations concrètes pour notre ambition d’une ville saine, solidaire, efficace et épanouissante.
Parce que je veux travailler et, comme beaucoup, m’investir pour ma communauté et mon environnement local. Dans le foisonnement et le désordre actuel, je n’ai pas encore trouvé ma place dans l’organisation du MoDem. J’ai 31 ans, c’est mon premier engagement politique, il est loyal et sincère. Il est passionné et réfléchi.
Pour toutes ces raisons, je suis candidat à l’investiture du MoDem à Paris.
22:20 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Paris, candidature, primaire, candidat, modem, projet


Parce que j’ai un projet et que tout le monde au MoDem convient que la démocratie interne serait que le choix des candidats se fasse sur la base de leur projet et de leurs idées. J’ai proposé fin août, le projet «