10 mars 2008
MoDem Paris : bilan d’un échec … et reconstruction
Soyons francs et honnêtes, le résultat des élections à Paris est un lourd échec pour le MoDem : à 9% et 1 Conseiller, nous ne servons à rien, ou si peu. Nous faisons encore moins bien qu’aux législatives et nous avons encore moins d’élus que lors que la mandature précédente. La dynamique est négative, force est de le reconnaître.
Cet échec s’explique uniquement par le dévoiement de nos valeurs.
Nous voulions construire un mouvement démocratique ?
Nos investitures ont été une farce risible et tragique où les militants n’ont jamais été consultés. Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu se sont soumis à des primaires internes, mais notre candidate a répugné à cette onction démocratique. Tous les candidats socialistes de tous les arrondissements - ceux qui seront maires demain - également. Chez nous, un pseudo-comité d’investitures a été réuni, mais il n’a servi que de tremplin à ses membres pour occuper des places de choix sur les listes.
Nous devons maintenant exiger une procédure transparente et démocratique pour toutes les investitures à venir.
Nous voulions promouvoir une génération nouvelle ?
Là encore, nos multi-cumulards du Parlement Européen, du Conseil Régional, du Conseil de Paris ou les salariés du Mouvement se sont retrouvés en tête de liste des gros arrondissements gagnables. Ces élections étaient pour eux comme des entretiens d’embauche pour continuer leur carrière professionnelle. Triste idéal …
Nous devons maintenant nous battre pour être exemplaires et nous appliquer à nous-mêmes le non-cumul et le non-renouvellement ad vitam des mandats. C’est comme cela que nous deviendrons crédibles devant les Français et qu’enfin nous gagnerons.
Nous voulions promouvoir des idées nouvelles ?
Hélas… notre programme – véritable liste au Père Noël de 300 propositions non financées -, ne s’est distingué que par sa compatibilité simultanée avec celui de la gauche et avec celui de la droite. Surtout pas d’innovations ! Nous devions être libres … pour pouvoir nous rallier. J’ai au contraire défendu des stratégies originales (Paris, ville nouvelle ou Marielle 2.0), d’autres l’ont fait aussi, mais en vain. C’est triste et décevant, car nous pouvions faire beaucoup mieux.
Nous devons maintenant travailler nos vrais points de singularité, les fiabiliser et les promouvoir.
Nous voulions rééditer la dynamique favorable qui avait porté François Bayrou ?
Sans aucune réunion de la Fédération de Paris depuis un an, avec un vote au Conseil National qui rassemble moins de votant que du temps de l’UDF et dans une désorganisation savamment entretenue, nous avons fait fuir la majorité des nouveaux adhérents. Nous avons surtout fait fuir, par notre exemple déplorable d’actes en désaccord avec nos valeurs, une grande partie de nos électeurs.
Nous devons maintenant revenir à la pureté de nos convictions : la démocratie et la transparence pour faire de la politique autrement. Le programme présenté pour les élections au Conseil National est une première esquisse de cette reconstruction.
Adhérents parisiens du MoDem, réagissez : ne vous laissez pas voler votre défaite !
Il est enfin temps de construire le Mouvement Démocrate dont nous avons rêvé !
13:49 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : modem, paris, bilan
