05 mai 2007
Pour l’équilibre : décomplexer la relation Progrès et Nature
L’état économique et social de nos sociétés en termes de niveau, qualité et mode de vie est globalement satisfaisant car il n’a jamais été aussi bon de toute l’histoire humaine. La conscience réflexive de l’esprit humain lui a toujours permis de confronter ses expériences et mettre en place les modalités d’adaptation de ses techniques à l’intérêt général.
Les discours sur le déclin ou des injustices qui n’auraient jamais été aussi fortes sont donc fallacieux. Il y aura toujours de la misère et de l’injustice, mais elles n’ont jamais été aussi faibles qu’aujourd’hui et elles se réduisent de jour en jour. Il y aura toujours des cas particuliers pour justifier la démonstration du contraire, mais ils ne remettront pas en question l’implacable amélioration permanente des conditions de vie humaine. Avant toute chose, il faut donc songer à préserver notre système, puis à l’améliorer progressivement.
Et face aux grands dangers identifiés, comme le réchauffement climatique, la pollution de notre environnement ou la réduction de la biodiversité, l’attitude équilibrée doit être triple :
Informer et poursuivre les recherches rationnelles Evaluer puis mettre en œuvre des dispositions pertinentes d’amélioration S’adapter aux conditions futures, c’est le propre de l’hommeSur ces sujets, les positions des réseaux alarmistes (Sortir du nucléaire, GIEC, José Bové…) figées par un principe de précaution absolu n’ont que le seul mérite d’envisager le premier stade, l’information, ce qui est déjà grand. Leur voix doit être écoutée et leur parole encouragée. Mais, dans tous les cas les recherches scientifiques doivent être largement poursuivies (comme sur le nucléaire et les OGM) et le contrôle public doit être systématique et transparent.
Souvent l'équilibre, le réalisme et le bon sens sont de choisir, entre plusieurs maux, le moindre.
Cette question pourrait également être envisagée comme une relation entre l’entropie (la nature) et l’anthropie (l’homme).
L’entropie désigne, en thermodynamique, le processus de dégradation des conditions naturelles initiales. Elle peut être assimilée ici à la consommation des ressources limitées, à la modification de l’environnement et à la disparition des certaines espèces.
L’anthropie désigne le progrès humain et sa capacité à s’adapter à de nouvelles conditions. Elle peut être assimilée à l’innovation et à toutes ces nouvelles techniques qui, sont toujours en cours de fiabilisation, font peur à certains, mais améliorent sensiblement la condition humaine.
Ces deux forces sont en totale et constante interaction. La condition humaine a toujours été une affaire de croissance et de création, que ce soit par l’innovation (recherche/entreprise) ou par la démographie (natalité/immigration).
14:30 Publié dans ** Mes convictions (l'équilibre) ** | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Equilibre, Societe, OGM, Nucléaire, Climat
