05 mai 2007

Pour l’équilibre : privilégier le pragmatisme aux idéologies

Les idéologies politiques, comme les religions, constituent des modèles cohérents et efficaces intrinsèquement. C’est ainsi que chacun (Communisme - Capitalisme - Catholicisme – Islam – Nationalisme - etc…) présente un potentiel de séduction accessible à la fois à la passion et à la raison. Mais le monde est trop complexe pour les idéologies.

Aucun de ces systèmes ne résiste à la réalité qui, sur des détails, vient perturber la réalisation de l’ensemble du projet. C’est ainsi, que l’interdiction du préservatif dans le système moral catholique est parfaitement cohérente avec un système reproductif présupposant le mariage et la natalité. Mais nos corps souvent nous entrainent ailleurs et c’est alors l’intégralité de l’ordre moral cohérent et efficace s’effondre. Ce n’est même pas la raison qui remet en cause les idéologies, c’est la réalité quotidienne de la passion. Le système communiste s’est effondré pour les même raisons : l’envie naturelle d’aller voir ailleurs (le capitalisme conserve la chance d’être tempéré par la démocratie). Face à ce problème de réalité, les systèmes n’ont qu’une alternative : l’impérialisme ou le relativisme. Le relativisme est alors une sagesse.

Les vastes modèles régissant le monde et l’individu sont donc obsolètes. Et il n’y en aura plus. L’avenir des idées se situe dans le pragmatisme et l’expérimentation.