05 mai 2007

Pour l’équilibre : toujours débattre et améliorer notre démocratie

La démocratie, comme toute idéologie, est impossible à mettre en œuvre selon la pureté de ses principes théoriques : la démocratie idéale, directe et permanente conduit implacablement à une cacophonie impotente. Il est donc nécessaire de mettre en place une constitution qui définisse non la nature de la démocratie, mais toutes les limites qui y sont apportées. Une constitution (donc les institutions) n’est jamais idéale, et méprisera toujours mais nécessairement une partie du peuple. Elle reste cependant la condition nécessaire à l’efficacité.   

Dans ces conditions, l’attitude équilibrée et responsable est la suivante :  

  • Encourager l’information et le débat sur les limites de notre système
  • Intervenir par évolutions successives pour adapter le cadre constitutionnel aux nouvelles exigences

Dans ce cadre, ni rester figer sur des traditions, ni évoquer une révolution par la VIème république qui serait un eldorado démocratique, n’est adapté à la conduite d’une réflexion pertinente. plutôt que la 6ème: la 5.1 ! Il suffit pour s'en convaincre de constater que les projets envisagés par le Modem ou le PS sont des évolutions (intéressantes) mineures, mais en aucun cas une révolution démocratique.

Notre démocratie, figée en 1958, a aujourd’hui à répondre à plusieurs défis liés au développement des sondages (démocratie interactive), d’internet (démocratie directe), et d’une attente de renouvellement (démocratie représentative). Elle devra donc évoluer progressivement pour s’adapter à ces nouvelles exigences.