26 avril 2008
Offrir à l'Europe notre droit de Véto
L’ONU souffre d’une organisation cinquantenaire qui à l’évidence ne répond plus aux exigences et équilibres actuels. Une réforme du conseil de sécurité, de sa représentativité et de son mode de fonctionnement sera indispensable à terme afin de maintenir la pertinence de l’ONU, au regard de toutes les tentations unilatérales.
Une initiative de la France vers davantage de coopération et de représentativité européenne et mondiale serait donc un grand pas pour l’humanité.
Je propose donc que la France offre à la future structure européenne rénovée son droit de veto à l’ONU. Il ne s’agirait pas d’une perte d’indépendance mais d’adapter la réalité opérationnelle à notre ambition d’intégration régionale. Il s’agirait donc de donner aux futures institutions prévues par le mini-traité en cours de ratification, les moyens de leurs ambitions. Afin de d’obtenir un consensus national sur cette question, la France pourrait conserver dans un premier temps un droit de veto sur le veto.
En échange, car nous aurions aussi à y gagner, les autres états européens s'engageraient à partager une notre effort de défense. Car dans l’Europe d’aujourd’hui, seule la Grande Bretagne et la France ont maintenues des dépenses militaires à un niveau élevé (2,5% du PIB ou 15% des dépenses de l’Etat), alors que les autres pays européens sont autour de 1,5% de leur PIB, voire moins. Objectivement, ils comptent sur nous pour les défendre ! Une meilleure répartition des dépenses militaires est donc nécessaire. D’autant plus que cet écart de 1 point de PIB explique en partie nos difficultés à nous maintenir sous les 3% de déficit imposés par cette Europe qui nous délègue ces dépenses.Cette proposition généreuse et légitime, pourrait constituer une des thématiques de la campagne pour les élections européennes l'année prochaine.
12:27 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, veto, onu, défense
10 mars 2008
MoDem Paris : bilan d’un échec … et reconstruction
Soyons francs et honnêtes, le résultat des élections à Paris est un lourd échec pour le MoDem : à 9% et 1 Conseiller, nous ne servons à rien, ou si peu. Nous faisons encore moins bien qu’aux législatives et nous avons encore moins d’élus que lors que la mandature précédente. La dynamique est négative, force est de le reconnaître.
Cet échec s’explique uniquement par le dévoiement de nos valeurs.
Nous voulions construire un mouvement démocratique ?
Nos investitures ont été une farce risible et tragique où les militants n’ont jamais été consultés. Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu se sont soumis à des primaires internes, mais notre candidate a répugné à cette onction démocratique. Tous les candidats socialistes de tous les arrondissements - ceux qui seront maires demain - également. Chez nous, un pseudo-comité d’investitures a été réuni, mais il n’a servi que de tremplin à ses membres pour occuper des places de choix sur les listes.
Nous devons maintenant exiger une procédure transparente et démocratique pour toutes les investitures à venir.
Nous voulions promouvoir une génération nouvelle ?
Là encore, nos multi-cumulards du Parlement Européen, du Conseil Régional, du Conseil de Paris ou les salariés du Mouvement se sont retrouvés en tête de liste des gros arrondissements gagnables. Ces élections étaient pour eux comme des entretiens d’embauche pour continuer leur carrière professionnelle. Triste idéal …
Nous devons maintenant nous battre pour être exemplaires et nous appliquer à nous-mêmes le non-cumul et le non-renouvellement ad vitam des mandats. C’est comme cela que nous deviendrons crédibles devant les Français et qu’enfin nous gagnerons.
Nous voulions promouvoir des idées nouvelles ?
Hélas… notre programme – véritable liste au Père Noël de 300 propositions non financées -, ne s’est distingué que par sa compatibilité simultanée avec celui de la gauche et avec celui de la droite. Surtout pas d’innovations ! Nous devions être libres … pour pouvoir nous rallier. J’ai au contraire défendu des stratégies originales (Paris, ville nouvelle ou Marielle 2.0), d’autres l’ont fait aussi, mais en vain. C’est triste et décevant, car nous pouvions faire beaucoup mieux.
Nous devons maintenant travailler nos vrais points de singularité, les fiabiliser et les promouvoir.
Nous voulions rééditer la dynamique favorable qui avait porté François Bayrou ?
Sans aucune réunion de la Fédération de Paris depuis un an, avec un vote au Conseil National qui rassemble moins de votant que du temps de l’UDF et dans une désorganisation savamment entretenue, nous avons fait fuir la majorité des nouveaux adhérents. Nous avons surtout fait fuir, par notre exemple déplorable d’actes en désaccord avec nos valeurs, une grande partie de nos électeurs.
Nous devons maintenant revenir à la pureté de nos convictions : la démocratie et la transparence pour faire de la politique autrement. Le programme présenté pour les élections au Conseil National est une première esquisse de cette reconstruction.
Adhérents parisiens du MoDem, réagissez : ne vous laissez pas voler votre défaite !
Il est enfin temps de construire le Mouvement Démocrate dont nous avons rêvé !
13:49 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : modem, paris, bilan
11 février 2008
Municipales à Paris : comparatif des programmes

Après avoir entrepris un comparatif détaillé des différents programmes pour les municipales à Paris, j'ai découvert un excellent document déjà proposé sur le site des Verts dans le 12ème.
Voici ce document : Comparatif des programmes parisiens.
Après vérification, ce comparatif est fidèle aux textes de chacune des 4 familles politiques parisiennes :
- Les Verts - Denis Baupin - Pourquoi Paris a besoin des Verts
Sur la forme, ces documents de programmes sont bien différents : plus de soixante-dix pages et 300 mesures pour les projets PS et MoDem, alors que les Verts présentent 50 mesures en huit pages et l'UMP 75 propositions sur seize pages. Il y en a qui ont plus travaillé que d'autres... Toujours est-il que cette différence notable rend la comparaison un peu délicate en raison des différences d'échelle.
Sur le fond, à l'exception du programme des Verts, ces projets sont très proches : couverture du périphérique, construction de 40.000 logements, auto'lib ou scooter'lib, mise en valeur des berges de la Seine, éco-construction, 4 à 6.000 logements étudiants, coulée verte sur la Petite Ceinture, plus de 4000 places de crèche, davantage de pouvoir aux maires d'arrondissements et développement de la video-surveillance ...
Ainsi, parmi les 75 propositions de Françoise de Panafieu, 52 se retrouvent dans le programme du MoDem ! La proportion est relativement la même avec le projet de Delanoë. Objectivement, et sur la seule base des programmes, le MoDem a donc le choix dans son éventuelle alliance.
Cette analyse confirme sur le fond le credo du MoDem et de Marielle de Sarnez: il n'est plus possible de gouverner la ville droite contre gauche. Il faut gouverner ensemble.
Je reviendrai ultérieurement sur deux points:
- Le Grand-Paris-Métropole, qui est le véritable enjeu des années à venir, mais qui est volontairement éludé par des candidats qui considèrent ce projet comme difficilement "vendable" aux Parisiens.
- La fiscalité, dont le projet du MoDem m'interroge.
20:00 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, Paris, Projet, Sarnez, Delanoë, Panafieu, Baupin
28 janvier 2008
Les 4 projets électoraux pour Paris
Les quatre principaux partis politiques parisiens ont tous publié leurs projets municipaux.Les voici :
- Les Verts - Denis Baupin - Pourquoi Paris a besoin des Verts
Quelles sont, selon vous, les différences les plus notables ?
De mon côté, je commence une analyse détaillée que je présenterai ici bientôt.
17:10 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, projets, election, ps, ump, modem, verts
21 janvier 2008
Conseil National du MoDem, petite fierté
Comme un chansonnier au pied au de la scène, je vois avec fierté triompher aux élections internes du MoDem la liste francilienne dont j'ai composé le programme. C’est une grande joie que de voir ces idées exigeantes partagées par la majorité (encore relative) des adhérents d'Ile de France. Et ce n’est qu’un début …
Voici ce programme qui nous engage :
1. Projet.
Nous nous reconnaissons dans les Chartes et dans le projet de société exprimé depuis un an par François Bayrou, Corinne Lepage, Quitterie Delmas et nos instances provisoires. Nous accompagnerons et participerons activement à l’expression toujours plus précise et pertinente de ce projet. Nous considérons également, qu’au-delà de la personnalité de François Bayrou et malgré nos parcours différents, ce qui nous a rassemblés au Mouvement Démocrate, c’est avant tout une soif immense de démocratie. C’est cette démocratie, que nous voulons construire par notre action au Conseil National, car elle s’incarnera d’abord en interne.
2. Rassemblement.
Nous appelons à l’intégration réciproque des différentes sensibilités qui ont constitué notre mouvement. Notre initiative se veut représentative de cette diversité et respectueuse des minorités.
3. Démocratie interne.
Nous souhaitons promouvoir une démocratie interne dynamique et efficace. Dynamique, parce qu’à chaque fois que cela sera matériellement possible, et ça le sera, les militants seront préalablement consultés par un vote, et pas seulement pour les investitures. Efficace, parce que nous reconnaissons au final la responsabilité des instances élues pour faire un choix éclairé et motivé. Nous nous engageons donc à promouvoir le processus suivant :
- Que les militants soient consultés après un débat interne - c'est la démocratie.
- Mais qu'in fine ce soient les instances élues qui tranchent, car certains enjeux, notamment médiatiques et stratégiques peuvent dépasser les choix locaux des militants - c'est l’efficacité.
- Que ces instances justifient, argumentent et assument leur choix - c'est la transparence.
- Que les militants acceptent définitivement ces décisions, sans les contester autrement que lors de la réélection suivante des instances - c’est la responsabilité.
C’est cet équilibre entre démocratie interne et efficacité que nous construirons avec tous les adhérents. Cette exigence devrait donc nous conduire à une très grande responsabilisation personnelle des militants et des dirigeants.
4. Responsabilité sociétale.
À l’instar de la démocratie, nous considérons que le développement durable se construira d’abord en interne si nous voulons être crédibles devant les Français. Les actions du Mouvement devront donc promouvoir activement ces principes : privilégier le train, le travail à distance, les buffets issus de l’agriculture biologique et équitable, le recyclage, etc… Conscient de sa propre responsabilité sociétale, le Mouvement Démocrate s'engagera à rendre compte annuellement de ses démarches (internes et externes) en faveur de la protection de l'environnement et du développement social, dans le respect des principes de précaution, de prévention, de démocratie participative et de transparence. Dans ce cadre, nous souhaitons construire une Europe citoyenne.
5. Expression.
Pour tous les scrutins internes, nous nous engageons à promouvoir :
- Le vote par correspondance ou procuration afin de permettre l’expression sans contrainte de disponibilité.
- La reconnaissance du vote blanc à chaque fois qu’il y aura deux projets à choisir. Cette modalité permet d’apporter un message lisible aux instances en charge de la décision finale, tout en limitant l’abstention.
- Le vote de valeur lorsqu’il y a plus de deux projets en présence. Ce vote, en classant les propositions ou les candidats, permet de faire émerger un choix consensuel et constructif.
6. Service et formation.
Nous considérons qu’en dehors des périodes électorales, l’objectif du Mouvement vis-à-vis de ses militants est de les former à l’action et à la conscience politique, et également d’organiser le débat afin de préparer très en amont les différentes échéances. Nous voulons construire un Mouvement d’adhérents actifs : les compétences des militants doivent être identifiées et valorisées au sein du mouvement : un annuaire des compétences sera proposé. Des formations pratiques auprès des élus et responsables seront organisées. L’université du MoDem sera donc mise en œuvre. Elle commencera par la formation à l’écologie responsable.
7. Transparence.
Faire de la politique autrement signifie pour nous être exemplaires et transparents. Nous voulons donc relever le défi de voir s’épanouir notre mouvement sans rien cacher de nos échanges, car nous sommes le parti du débat loyal et respectueux. Nous souhaitons donc promouvoir l’ouverture la plus large des réunions, des comptes-rendus et des convocations. L’information, loyale et transparente, est donc au cœur de notre projet.
8. Exemplarité.
Au-delà de la Charte Ethique, et dans le respect des sensibilités différentes, nous souhaitons par notre engagement être véritablement exemplaires dans notre comportement politique. Aussi nous nous engageons personnellement à nous appliquer le non-cumul des mandats publics, à rejeter tout dénigrement individuel et à ne jamais critiquer un projet sans proposer immédiatement une vision alternative. C’est en commençant d’abord par nous-même que nous porterons l’exigence de la haute qualité démocratique que nous souhaitons développer tant en interne qu’en externe.
9. Mutualisation.
Pour pallier à notre peu de moyens financiers, nous mutualiserons les outils de campagne, les séances de formation, les bonnes idées et les bonnes adresses de fournisseurs.
10. Solidarité.
Nous croyons qu’être Démocrate c’est être solidaire jusque dans notre parti : les frais et cotisations des adhérents doivent donc être modulés en fonction de leurs ressources. Une assistance juridique devrait également être mise en place pour les adhérents, candidats et élus. Enfin, les fonds du Mouvement devraient être placés dans un établissement bancaire exemplaire en termes de développement équitable et durable.
17:15 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Quitterie, Projet
04 janvier 2008
Philosophie du projet Démocrate
Le projet Démocrate est une vision de la société radicalement différente de la proposition Socialiste et de la proposition Conservatrice. Ce projet n’est pas une synthèse centriste de ces propositions, comme beaucoup le croient. François Bayrou a posé les grandes lignes de cette conception de notre Civilisation dans un bel article de la revue Commentaire. C’est un texte dense (9 pages) qui est indispensable à la compréhension des évolutions récentes de la politique française, car cette dynamique dépasse largement le cadre du seul Mouvement Démocrate et elle a déjà été esquissée dans le domaine du Développement Durable.
Je voudrais approfondir ici la doctrine de ce projet.
Tout d’abord, un diagnostic. Les philosophies politiques actuelles - de gauche comme de droite - reposent sur l’hypothèse rousseauiste du contrat social : l’intérêt général procéderait naturellement de la somme des intérêts particuliers de chacun des membres de la société. Cette conception serait encore valable si chaque individu n’avait qu’un seul intérêt particulier. Or, ce n’est plus le cas.
C’est la crise des intérêts particuliers qui est à l’origine de la crise politique et morale actuelle.
En effet, la difficulté des propositions politiques actuelles réside dans le fait qu’elles se trouvent confrontées à des incohérences majeures entre chacune des trois facettes des individus auxquels elles s’adressent : au citoyen, au consommateur et au travailleur. Chacun de ces termes est ici présenté au sens large :
- Je suis un citoyen, je suis un « régulateur » : un acteur social et politique, qui interagit avec ses semblables. J’aspire à la liberté et à la vie en communauté.
- Je suis un travailleur, je produis de « l’offre » que je sois salarié, indépendant ou entrepreneur. Cette activité, par ses revenus, détermine mon niveau de vie.
- Je suis un consommateur, je suis « la demande ». Cette activité, par l’utilisation de mes revenus, détermine mon mode de vie.
Du temps de Rousseau et de celui encore récent de la vie à la campagne, il était possible à chacun d’établir une cohérence entre ces trois natures. Au temps des usines cette convergence était encore palpable pour le prolétariat : elle a fait la réussite des thèses communistes.
Mais aujourd’hui, chacune de ces facettes qui nous compose est plus ou moins en conflit d’intérêts avec les autres. Ainsi par exemple :
- En tant que consommateur, je préfère les produits les moins chers – délocalisés - au risque de ma santé d’homme, de mon activité de travailleur ou à l’encontre de ma conscience de citoyen.
Nous sommes ainsi tous les témoins et les victimes quotidiennes de ces incohérences et d’un monde que nous ne comprenons plus.
- En tant que travailleur je souhaite davantage de revenus, quand bien même ce revenu augmenterait les prix, et donc annulerait mon intérêt de consommateur. Alors le citoyen que je suis vote pour le parti qui lui promettra davantage de pouvoir d’achat à court terme soit par une hausse des salaires, soit par une baisse des impôts.
Et ce sont des organisations différentes – partis politiques, syndicats et associations ou labels de consommateurs – qui sont chargées de défendre ces différents intérêts. Mais, ces organisations revendiquent chacune leur indépendance alors que ces problématiques se trouvent indiscutablement liées en nous. Ces organisations n’apportent donc pas de vision cohérente. Le résultat c’est la désaffection et l’ironie vis-à-vis de la politique, la décrédibilisation du syndicalisme et la faiblesse des associations de consommateurs. Fleurissent alors des utopies réconciliatrices comme la vision de l’extrême gauche ou le fondamentalisme religieux.
Le réflexe classique est alors de se tourner vers l’Etat et d’attendre de lui qu’il résolve ce problème. Mais les partis politiques, de gauche et de droite, sont, comme je l’ai montré, impuissants à régler durablement ces questions puisque complices du problème.
Comment résoudre alors ce conflit d’intérêts qui mine nos sociétés et nos consciences ?
Il faut alors changer radicalement de concept philosophique : la somme des intérêts particuliers n’incarne plus l’intérêt général. Ce serait plutôt l’intérêt général qui unifierait nos intérêts particuliers. Ce retournement de conception, où l’intérêt général prime et détermine notre intérêt particulier, est la première révolution du projet qui se nomme aujourd’hui Démocrate ou Durable.
Mais ce projet porte également une seconde révolution, toute aussi essentielle.
D’autres théories politiques ont déjà essayé de proposer cette primauté de l’intérêt général. Elles ont généralement conduit à des totalitarismes, où l’individu était sommé de renoncer à sa liberté afin de subir, pour son bonheur, l’intérêt dit général. Notre projet est radicalement différent : il a fait son deuil d’imposer aux autres le bonheur. Il ne recherche que l’établissement d’un cadre épanouissant qui, en toute liberté, permette de concilier nos différentes aspirations a priori contradictoires.
Notre projet ne vise donc pas l’établissement de l’intérêt général par l’Etat ou par une forme quelconque d’organisation, mais par l’individu qui décide en premier lieu d’être exemplaire. C’est la seconde révolution.
C’est donc l’individu qui va confronter ses aspirations de consommateur, de travailleur et de citoyen à un intérêt général supérieur afin de modérer ou d’encourager certaines de ses aspirations et agir. Agir de façon responsable et autonome. Agir sans attendre l’Etat et la société, agir sans contester systématiquement, mais plutôt en commençant par être soi-même exemplaire. C’est toute l’aspiration au Développement Durable qui est ainsi expliquée par cette vision Démocrate de la politique.
En effet, ne rien attendre en premier lieu de l’Etat n’exclut pas l’action politique, au contraire. L’individu reconnaît que tous les moyens sont pertinents pour concilier ses intérêts, et l’action politique citoyenne en est une. Elle est même un devoir, car le renoncement individuel à une action politique est un des symptômes de la crise des conflits d’intérêts identifiée au départ. L’Etat, au lieu d’être un recours ou un garant, devient alors pour le citoyen un moyen, parmi d’autres, pour mettre en œuvre sa conception du monde.
Ainsi, le citoyen, le consommateur et le travailleur, enfin réunis et cohérents, trouveront dans cette règle de vie privilégiant l’intérêt général un cadre épanouissant.
Enfin, comment définir cet intérêt général supérieur ? Pour rester cohérent avec cette philosophie, il n’est pas raisonnable d’en donner une définition globale et définitive. C’est à chacun de le faire en conscience. Cependant l’intérêt général, c’est bien souvent de dépasser sa vision locale et court-termiste. C'est-à-dire de changer d’échelle en envisageant les questions dans un cadre géographique et temporel universel : à l’échelle du monde et à l’échelle des générations passées et futures. De là découlera la satisfaction de nos propres intérêts.
Le projet Démocrate, traduction politique du Développement Durable, se revendique donc de cette double révolution. Celle qui remet l’individu libre, responsable et exemplaire au cœur de la démocratie.
21:50 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : modem, philosophie, projet, citoyen, developpement, durable
31 décembre 2007
Marielle 2.0
Comme beaucoup de MoDem parisiens, je trépigne. Tel un taureau à la porte de l’arène, je gratte le sol, prêt à jaillir. Comme une Formule 1 au départ, je suis à fond sur les pédales d’accélérateur et de frein. J’ai hâte d’entrer en campagne !
Cette attente en a déjà lassé certains : attirés par d’autres sirènes ou fatigués des guéguerres internes nées d’une trop longue incertitude. Cette situation perdurera dans les premiers jours de janvier jusque la sortie du livre de Marielle de Sarnez et les premières investitures. Alors, plutôt que de critiquer ou d’encenser vainement pour meubler mon impatience, je poursuis ma réflexion sur la campagne à venir. Après une note sur la nécessité d’une vision, voici donc quelques propositions pour (re)lancer notre campagne. J’appelle ces propositions « Marielle 2.0 » ou la nouvelle version d’une campagne dynamique et efficace.
Dans tous les cas notre projet municipal sera caractérisé par son réalisme, son équilibre et son sérieux, car c’est cela l’ambition du MoDem. Nous savons que les problématiques sont complexes et que nous devrons faire preuve d’une très grande responsabilité. Cependant ces arguments ne sont pas vraiment porteurs dans le contexte d’une campagne électorale. Il faut donc faire des choix un peu simplificateurs et mettre en évidence quelques traits mobilisateurs : trois projets indispensables, trois idées chocs, trois cibles électorales et un slogan.Trois projets non négociables – nos valeurs locales.Nous ne sommes pas encore bien clairs sur notre stratégie d’alliance, et ce flou nous nuit. Le peuple de Paris sait que, même si nous portons un programme cohérent, nous devrons nous allier quoi qu’il arrive. Il aura donc du mal, en raison de la particularité du mécanisme de la fusion des listes, à nous soutenir au premier tour, sans connaître notre position pour le second tour. De notre côté, nous devons rester indépendants afin d’assurer notre crédibilité. Alors, comment résoudre ce paradoxe ? La seule solution efficace est d’afficher dès maintenant les projets qui nous semblent indispensables et sur lesquels nous ne transigerons pas en nous associant. Nous pourrions par exemple retenir les 3 valeurs suivantes :
- Qualité de vie - clin d’œil à droite - : propreté, sécurité, lutte contre les nuisances du quotidien (bruits, encombrement des trottoirs et autres incivilités…). Dans nos propositions et dans nos comportements d’élus, nous devons nous engager à être en première ligne sur ces sujets qui ont un impact direct sur la vie de nos électeurs. La qualité de vie que nous proposons est également imprégnée d’écologie urbaine responsable sans être idéologique.
- Mixité - clin d’œil à gauche - : c’est la vision d’une ville équilibrée et homogène tant dans sa sociologie que dans son activité économique que nous voulons bâtir. La ville du MoDem est une ville de villages : toutes les catégories d’habitants s’y épanouissent côte à côte. Notre labeur sera de corriger les déséquilibres.
- Démocratie - notre touche Démocrate - : au-delà des considérations institutionnelles, nous devons proposer aux Parisiens une vie démocratique plus active et responsable. Les grands choix déterminants pour leur avenir, en matière d’urbanisme ou de transports notamment, devraient leur être mis entre les mains, par des referendums de projets. Une démocratie plus directe et plus lisible est possible.
Ce ne sont pas des valeurs très originales, mais elles sont fédératrices. L’originalité, nous la construirons sur des idées chocs.
Trois idées chocs et médiatiquesNous avons la chance, unique en France, d’être à Paris dans une élection médiatique. Mais, les médias résument déjà la bataille électorale à un duel gauche / droite – Delanoë / Panafieu. C’est évident qu’avec les 7 % d’intentions de votes dont les sondages créditent Marielle 1.0, nous resterons à la marge de cette bataille, tout juste bons à jouer le jeu des reports de voix. Pour en sortir, il nous faut donc créer du buzz afin d’enclencher une dynamique médiatique et nous imposer dans ce duo. Sur tous les principaux thèmes de la campagne – transport, logements, écologie urbaine – une proposition du MoDem de Marielle doit être systématiquement évoquées par les journalistes. Et pour cela, ces propositions doivent être innovantes et exceptionnelles, un peu dérangeantes au premier abord, afin d’attirer l’attention.
Car, au fond il n’y a pas vraiment de politique municipale de gauche ou de droite, les programmes sont très voisins. Il n’y a souvent que des postures électorales. Et nous devons en prendre également pour exister. Alors, plutôt que de laisser à d’autres le soin de nous caractériser ou caricaturer (MouDem), nous devrions garder l’initiative en créant nous-même des symboles forts pour notre campagne. Et autant faire en sorte qu’ils soient signifiants. Ils n’ont donc pas nécessairement besoin d’être réalistes : ce sont des symboles. Et ce sont les symboles qui font la différence en politique.
Voici ceux que je propose :
- Plus d’impôts pour plus de services après un referendum. Cette proposition peut sembler suicidaire, elle est en fait éminemment responsable et courageuse, comme j’ai essayé de le montrer ici. Il faut oser dire que les impôts locaux sont plutôt modérés à Paris et laissent un potentiel fiscal qui permettrait de mettre en œuvre tous les services qu’attendent nos concitoyens, notamment en matière de transports ou de solidarité. Moins d’impôts c’est plus de dettes ou moins de services. Le statu quo à la Delanoë – reposant sur des astuces comme pour Velib’ ou sur la conjoncture immobilière des droits de mutations - n’est pas durable. La ville MoDem est durable et démocratique : nos projets seront financés par les citoyens, qui les auront librement consentis après avoir été consultés.
- Une ville verte dans le bois de Boulogne. J’ai déjà développé cette idée étonnante. C’est une proposition qui illustre merveilleusement ce concept d’idée choc, car le Nouvel Obs en a même fait état. Cette proposition permet d’aborder de nombreux sujets : la mixité, l’urbanisme, la densité, le développement durable, le logement, etc… C’est sans doute une idée que nous ne mettrons pas en œuvre dans une politique municipale de compromis, mais elle permet de susciter l’intérêt de tous - le débat - et nous permet d’exister en promouvant nos valeurs.
- Une agence indépendante de la qualité de vie urbaine. La transparence de l’information est une condition indispensable à une démocratie épanouie. Nous devons donc continuer à défendre cette valeur jusque dans notre action locale. Or, les questions de qualité de vie - des embouteillages aux maladies urbaines en passant par l’information des citoyens - sont encore abordées de façons diffuses et caricaturales auprès de nos concitoyens. Alors que c’est de leur vie même qu’il s’agit. Nous devrions donc développer sur ces sujets, non un message de solutions toutes prêtes et quasi-idéologiques, mais la volonté d’une démarche et d’une méthode auxquels tous, associations de consommateurs, de citoyens, syndicats et opposition municipale, seraient associés.
Pour être porteuses, ces idées doivent être revendiquées médiatiquement par notre candidate, et surtout par les militants sur le terrain ou les marchés. Ils auront auparavant été formés et seront prêts à débattre sur ces sujets qui susciteront les discutions et nous ferons émerger de la masse électorale.
Trois cibles électoralesMême si notre discours et notre programme s’adressent à tous les Parisiens, la recherche d’une efficacité électorale nous impose de cibler précisément l’électorat que nous voulons séduire.
- Etant donnée la qualité perçue du bilan de Bertrand Delanoë, il ne semble pas pertinent d’essayer de récupérer des électeurs fidèles à la gauche. Mais il ne faut surtout pas se les aliéner, afin de laisser la porte ouverte au soir du premier tour.
- Notre base de 12% aux législatives 2007. Ces électeurs sont assoiffés de démocratie. Ils sont prêts à continuer à nous suivre si nous continuons à défendre une vision constructive et réformatrice.
- Les 20% d’électeurs de François Bayrou : ils souhaitent une alternative à l’alternance, c'est-à-dire un discours responsable sans promesses illusoires.
- Jusqu'à 30% avec les électeurs de droite qui trouvent que le dynamisme de Delanoë (hors les Verts) reste préférable au bilan antérieur du système opaque et somnolent de leur famille politique, mais qui auront du mal à voter à gauche. A ceux-là nous dirons que nous pouvons « faire mieux ».
Notre sloganUne devise constructive et engageante :
Faire Nettement MieuxFluctuat Nec MergiturObjectivement, nous n’atteindrons pas encore les 30% à ces élections, mais il nous est indispensable de dépasser rapidement les 10% sous lesquels nous stagnons dans les sondages. La brève analyse électorale ci-dessous montre que notre électorat n’attend qu’une chose pour se re-mobiliser : une dynamique semblable à la Présidentielle, une Marielle 2.0 !
16:30 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Election, Municipale, Paris, Sarnez, Projet
21 décembre 2007
Le blogueur fou
Le supplément "Paris" du Nouvel Observateur consacre un article gentiment ironique à mon projet Paris, ville nouvelle.
Même s'il y a plus élogieux comme baptême médiatique, cet article est relativement fidèle aux réactions suscitées chez les lecteurs de ce texte.
En effet, par mon projet, je ne souhaitais pas forcément présenter un programme réaliste pour les élections municipales de 2008, mais plutôt une vision ambitieuse et cohérente à long terme. A l'évidence cette vision dépasse le cadre de la réalité financière concrète, ainsi que de certaines légendes urbaines bien ancrées, comme celle de l'impossible valorisation du sous-sol parisien. Face à ces critiques rationnelles ou non, mon projet passe évidement pour utopiste. Puisse-t-il au-moins contribuer à ouvrir des pistes de réflexion !
15:50 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Paris, article, modem, fou
20 décembre 2007
Pour un discours courageux !
Pendant la campagne présidentielle Francois Bayrou avait eu le courage d’aborder un sujet difficile et peu médiatique : la dette ! Son obstination à porter ce sujet lui a donné une crédibilité et une véritable stature d’homme politique responsable.
C’est que les électeurs, au moins les nôtres, sont las du populisme et ne sont plus dupes des promesses intenables. C’est un discours de vérité qu’ils attentent ! Ce sont des candidats réalistes et francs qu’ils porteront au pouvoir.
C’est pourquoi, dans la campagne électorale des Municipales, nous devrions avoir le courage d’aborder la question d’une hausse de l’impôt pour financer les grands chantiers qui nous semblent indispensables et qui ne font quasiment pas débat : plus de transports publics et plus de solidarité. Car pour ces deux enjeux, il n’y a qu’une question : quel financement ?
- A la droite, nous dirions alors que la maîtrise des impôts par recherche d’une meilleure productivité et la chasse aux abus est nécessaire, mais ne peut tenir lieu de programme.
- A la gauche, nous dirions alors que le dogme de la stabilité des impôts cache en vérité des modes de financement indirects, opaques et peu durables (vélib’ ou les droits de mutation).
- A tous, nous dirions alors que notre modèle repose sur un choix démocratique. Nous nous engagerions à proposer des référendums sur des projets complets et durables, y compris leur financement par la hausse des impôts.
Voici un discours responsable, honnête et différenciant !
07:05 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, impots, dette, bayrou
10 décembre 2007
Label "Politique Nouvelle"
Venue du plus profond de notre peuple, une exigence de comportements politiques nouveaux se lève ! Cette exigence dépasse le cadre des partis politiques, car elle appelle à une refondation de nos pratiques afin de sauver notre démocratie. Cette exigence est faite de responsabilité, de transparence et d'éthique.
Confrontés aux réticences d'une classe politique qui défend ses intérêts, nous considérons que c'est d'abord en étant exemplaires que nous ferons évoluer les comportements politiques.
Nous appelons donc à la création d'un Label « Politique Nouvelle », que les candidats et élus de tous les partis prendraient l'engagement d'appliquer à eux-mêmes.
Se revendiquer de ce label, c'est faire publiquement le serment ci-dessous.
Je m'engage personnellement à :
- Ne pas cumuler de mandats
- Ne pas renouveler 2 mandats successifs
- Respecter la plus stricte parité
- Favoriser une réelle représentation des minorités et de tous les citoyens
- Publier chaque année un rapport moral, sur mes convictions et actions politiques, et un rapport financier sur mon patrimoine
- Quitter définitivement la politique si j'étais condamné à une peine d'inéligibilité
- Répondre aux courriers et/ou e-mail de citoyens qui me sollicitent
- Privilégier les candidats locaux aux élections locales : refuser les "parachutages"
- Ne pas me livrer au dénigrement individuel ou aux petites phrases sarcastiques
- Toujours proposer une alternative après avoir critiqué un projet
- Dénoncer toute forme de corruption ou de désinformation
- Encourager les convergences trans-partisanes
- Respecter tous ceux dont les convictions évoluent
- Agir pour la diffusion et la généralisation de ces engagements
Il n'y a rien de courageux à prendre ces engagements lorsque l'on se lance dans la politique ! Pourtant, il faut les prendre maintenant pour l'être lorsque dans 10 ans il faudra les tenir....
Cette initiative s'inspire et en complète d'autres du même type: celle de la charte poléthique relayée par Quitterie Delmas ou celle d'Antidote.
19:20 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Polyethique, politique, ethique, cumul
05 décembre 2007
Rembourser la dette publique par l’impôt sur les successions
La dette publique de la France se montait en 2006 à 1.150 milliards d’€uro. Le service de la dette, c'est-à-dire le paiement des intérêts, se montait à 47,4 milliards d'€uros pour l'année 2005, soit 20% du budget de l’Etat. Et tout ça sans rembourser la dette : ces milliards ne sont que des intérêts ! Il est donc aisé d’imaginer les possibilités fantastiques qui s’ouvriraient à la solidarité et à l’efficacité nationale si ces 20% des dépenses n’existaient plus. Si la dette était remboursée.
Il serait surtout indispensable, dans un objectif de développement durable, que chaque génération ne dégrade pas les conditions financières de la suivante (c’est même indispensable à la durabilité de l’économie de marché !). Il faut donc distinguer la bonne dette, celle qui est consacrée à des investissements dont bénéficieront nos enfants, de la mauvaise qui n’est qu’une conséquence de la mauvaise gestion des équilibres de fonctionnement. La fin des déficits, à l’origine de la dette, est donc un objectif préalable. La référence au développement durable n’est pas ici un artifice verbal, mais bien une évolution majeure dans la façon d’aborder la dette. En effet, les économistes keynesiens ont inventé la dette publique comme outil de financement en faisant l’hypothèse que l’Etat est éternel et irresponsable : ses emprunts sont garantis par lui-même quoi qu’il arrive. Nous pensons aujourd’hui qu’une attitude bien plus responsable et solidaire vis-à-vis des générations futures est nécessaire.
Dans un tout autre domaine, l’impôt sur les successions apparaît comme un élément essentiel de l’égalité républicaine en assurant une redistribution entre familles riches et familles pauvres via l’Etat. Les choses sont évidement plus compliquées que cela, mais il reste que je considère la diminution des droits de succession, comme le souhaite le gouvernement, comme une grande avancée vers la société d’inégalité croissante que nous rejetons. Il semblerait donc plus juste, et faisable comme le confirme l’économiste Thomas Piketty, d’envisager une augmentation de cet impôt grandement égalitaire.
Le montant 2006 des droits de succession perçus par l’Etat était de 7 milliards d’€uro, soit 0,4% du PIB. Imaginons que cet impôt augmente jusque 1% du PIB comme proposé par Piketty. Il rapporterait alors 18 milliards d’€uro.
Imaginons alors que cette nouvelle version de l’impôt sur les successions soit intégralement consacrée au remboursement de la dette. Il faudrait alors 65 ans pour rembourser la dette (tout en continuant à payer des intérêts et si nous ne créons pas de nouvelles dettes). 65 ans, c’est quasiment l’espérance de vie moyenne des personnes majeures en France. C'est-à-dire que nous tous, électeurs et adultes, pourrions prendre l’engagement de rembourser notre part de dette en partant. Nous ne laisserions donc pas de dettes à nos enfants mineurs et à venir. Nous serions enfin responsables et justes, chacun payant à sa mort sa part de la dette publique, selon son patrimoine.
« Payer ses dettes en partant » c’est la moindre des choses, non ?
22:54 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Dette, impot, succession, durable
26 novembre 2007
Candidat à l'investiture dans le 13ème
(Mise à jour du 10 janvier 2007 : C'est finalement Eric Azières et Danièle Auffray qui ont été désignés par le Mouvement Démocrate)
Je suis candidat à l'investiture comme tête de liste du Mouvement Démocrate dans le 13ème arrondissement de Paris afin de porter quatre projets :
- Pour les Parisiens afin de défendre une vision innovante, dynamique et solidaire de leur cité. C'est ce que j'ai notamment essayé d'esquisser par le projet Paris, ville nouvelle. Ce document est une contribution complémentaire au travail formidable et pragmatique des Groupes de Projets. Depuis plusieurs mois que je défends et débats de ces propositions, j'ai pu modérer certains points un peu trop avant-gardistes ou provocateurs (les tunnels ou les tours), mais mes convictions restent les mêmes : proposer une réelle rénovation de la démocratie locale par des référendums de projets, construire un Grand Paris à l'échelle des enjeux communs à tous les Franciliens et agir concrètement pour le logement. Toutes ces réflexions s'inscrivent évidemment dans le programme de Marielle de Sarnez que nous sommes en train de construire.
- Pour les habitants du 13ème et l'amélioration leur qualité de vie. Le MoDem doit localement, à chaque détour de quartier, proposer comment « faire mieux ». Je veux porter dans le 13ème l'ambition d'une mixité urbaine réussie et épanouie : c'est-à-dire qui traite le logement indigne, qui renouvelle les quartiers défavorisés, qui accueille de nouvelles activités et qui améliore l'efficacité des différents modes de transport. Pour rendre attractif et revaloriser notre arrondissement, il nous faudrait également davantage d'espaces verts et nous mobiliser contre toutes les nuisances du quotidien qui perturbent la vie de chacun et d'abord celle des plus faibles. J'ai déjà commencé à proposer des idées concrètes, mais, ce sont les projets de quartier, en cours d'élaboration, qui traceront la ligne directrice de chacune de ses actions.
- Pour les militants du 13ème, parce que je souhaite le rassemblement d'une section encore profondément divisée par l'héritage du découpage électoral des élections législatives. Nous devons maintenant nous retrouver pour construire ensemble un projet commun : il faudra bâtir une liste paritaire respectant l'équilibre entre les différents quartiers et nos différentes sensibilités. Il faudra surtout rassembler les énergies et les compétences dont nous disposons et qui n'ont pas encore suffisamment été valorisées et mises en avant. Il faudra enfin, et je m'y engage, reprendre une vie section active et dynamique. C'est-à-dire une section qui accueille enfin les nouveaux adhérents, qui forme ses militants, qui prépare très en amont les différentes échéances et qui stimule le débat dans la démocratie interne.
- Pour le projet du MoDem porté par Marielle de Sarnez. Nous ne pouvons que saluer la démarche mise en place pour construire notre premier programme : d'abord les Groupes de Projet, puis le blog, et enfin l'expression à venir d'une vision ambitieuse pour notre ville. Parce que je crois vraiment à nos valeurs, j'ai commencé à contribuer à l'animation de cette campagne en proposant différentes pistes de réflexions, notamment : 10 propositions nationales pour la campagne du MoDem aux municipales, avoir le courage d'aborder la question d'une hausse des impôts, ou quelle vision pour Paris ? J'interviens également sur le blog de projet, ainsi que pour le pilotage d'une réflexion sur la mise en place d'un programme « Grand Paris » commun à tous les candidats MoDem franciliens.
Cette campagne me passionne donc. Je veux la conduire en première ligne, au contact de nos concitoyens, en cohérence avec le projet municipal et dans le rassemblement de l'enthousiasme des adhérents.
Même si je souhaite ardemment une consultation préalable des militants, je reconnais par avance le choix que fera le comité d'investitures, et je m'engage le cas échéant à soutenir avec zèle le/la candidat(e) qui aura été désigné. Je suis lucide sur la faiblesse que pourrait constituer mon inexpérience mais, comme beaucoup, je souhaite que soit investie la personnalité la plus charismatique, innovante et rassembleuse.
D'autre part si j'étais élu, je m'engage solennellement à respecter les trois engagements suivants :
1. à ne pas cumuler de mandats électifs, afin d'être pleinement disponible à la tâche confiée par mes concitoyens,
2. à ne pas occuper la même fonction plus de deux mandats, afin d'assurer le renouvellement régulier de la classe politique,
3. à publier et justifier mensuellement mes décisions, afin d'assurer une transparence indispensable en démocratie représentative,
Il s'agit là d'engagements personnels et je comprends les candidats qui pourraient faire des choix différents.
Enfin, pour ceux qui ne me connaissent pas encore : j'ai 32 ans, je suis né au Nicaragua et j'ai vécu 15 ans en Côte d'Ivoire. Je suis Parisien depuis 8 ans, diplômé des Arts et Métiers dans le 13ème et je travaille actuellement dans une filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations. C'est mon premier engagement politique, il est représentatif de l'élan démocratique qui nous a rassemblé derrière François Bayrou à l'occasion des présidentielles.
Je souhaite par cette note être complètement transparent dans ma démarche. J'appelle les autres candidats à l'être également afin que s'instaure entre nous, et devant les adhérents, un débat loyal, constructif et démocratique. Ensemble, construisons la meilleure équipe Démocrate !
20:10 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Paris, Municipale, Investiture, projet, primaire
17 novembre 2007
Avant les Municipales : relire la charte d'Athène
S’il est en urbanisme un texte fondateur et mythique, c’est bien la Charte d’Athènes. Ce document, écrit en 1936 et diffusé par Le Corbusier, a inspiré après guerre la reconstruction de la ville et l’émergence de cités nouvelles partout de par le monde.
Aujourd’hui, ce texte, organisé en 95 propositions, incarne cette période et certaines de ses erreurs comme les grands ensembles ou les constructions sur dalles. Cette critique rétrospective est injuste. En effet, l’ambition première de la charte d’Athènes, la disparition des bidonvilles insalubres, a été achevée dans les années 1970. On dit également ce texte dépassé et obsolète face aux enjeux nouveaux de la ville. C'est vrai que certains articles ont un peu vieillis, notamment ceux sur le machinisme.
Cependant, s’il fallait envisager une nouvelle charte pour la ville de demain, la charte d’Athènes de 1936 constituerait une extraordinaire source d’inspiration. Ainsi au regard de Paris, certaines propositions restent étonnamment d’actualité,
Sur le Grand Paris :
« 83 – La ville doit être étudiée dans l’ensemble de sa région d’influence. Un plan de région remplacera le simple plan municipal. La limite de l’agglomération sera en fonction du rayon de son action économique. »
Sur la place de la voiture :
« 80 – Les vitesses mécaniques nouvelles ont bouleversé le milieu urbain, instaurant le danger permanent, provoquant l’embouteillage et la paralysie des communications, compromettant l’hygiène. »
Sur l’étalement urbain :
« 11 – La croissance de la ville dévore, au fur et à mesure, les surfaces vertes limitrophes sur lesquelles prenaient vues ses ceintures successives. Cet éloignement toujours plus grand, des éléments naturels augmente d’autant le désordre de l’hygiène. »
Sur les Tours :
« 82 – L’urbanisme est une science à trois dimensions et non pas à deux. C’est en faisant intervenir l’élément de hauteur que solution sera donnée aux circulations modernes ainsi qu’aux loisirs, par l’exploitation des espaces libres ainsi créés. »
Sur les temps de transports :
« 42 – La liaison entre l’habitation et les lieux de travail n’est plus normale ; elle impose des parcours démesurés. »
18:10 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ville, Grand Paris, Paris, Le Corbusier, urbanisme
11 novembre 2007
De la difficulté d'être centriste
Je suis pour les OGM, le nucléaire ou la voiture !
Je suis aussi pour davantage de solidarité, pour une immigration massive et généreuse ou de vrais droits équivalents pour les homosexuels et les étrangers !
Voilà pour la vision simpliste de mes convictions. En vérité, elles sont beaucoup plus nuancées.
Mais même si je peux développer pour chacune de ces idées des arguments pertinents, serais-je entendu avant d’être catalogué ? Et si je le pouvais, pourrais-je développer un discours nuancé, sans paraitre fatigant, terne ou peu ambitieux ? Même si nous, centristes, n’avons pas tous les mêmes convictions, nous sommes tous confrontés à cette difficulté.
Car si c’est une chose (tellement facile) de se scandaliser, c’en est une autre d’essayer de comprendre la subtilité et la difficulté du monde, puis de proposer des voies réalistes, même si elles ne sont sûrement pas idéales. Il est a priori déroutant de comprendre que pour vouloir gouverner il faut proposer des idées tranchées, simplistes et miraculeuses, alors même que pour gouverner il faut confronter ces idées à la réalité et immédiatement les nuancer et les réduire.
Etre centriste, c’est donc poser directement, pour chaque idée, la question de ses nuances et de sa mise en œuvre. C’est se mettre honnêtement en position de gouverner et non de vouloir gouverner. C’est sortir de la dichotomie simpliste droite/gauche, solidarité/efficacité, nature/technologie…
Autre difficulté paradoxale : face aux ayatollahs de tous bords, de ceux de l’écologie à ceux de l’argent, considérer qu’il est vain de vouloir les combattre ! En effet, nous leur reconnaissons la pertinence de servir d’éclaireurs, de capacités d’indignation et de spécialistes des cas particuliers. Ce sont donc des partenaires, alors même que nous nous opposons à leurs idées.
Etre centriste c’est également prendre conscience que nous ne serons jamais d’accord entre nous. Car elle est immense la gamme des nuances et des projets. Il nous faut alors faire vivre le débat, sans vouloir le trancher définitivement. Mais au final retenir, à l’instar de la démocratie, le moins pire des systèmes. Car dans quasiment tous les domaines de la politique, face à la complexité et l’absence de certitude, il restera nos valeurs et surtout un engagement : celui de conduire honnêtement et en transparence, les affaires communes.
Ne pas vouloir faire le bonheur des hommes, voilà notre ambition et notre difficulté.
22:30 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : modem, centre, politique
04 novembre 2007
Dubaï, modèle de developpement ?
J’étais ce week-end à Dubaï, dans le cadre d’un voyage d’études avec l’Essec et Nexity. C’est une ville fascinante et cette expérience suscite nécessairement une réflexion sur le développement et la mondialisation.Quelques impressions vécues tout d’abord:
- Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le pétrole qui est la richesse de la ville (5% du PIB), mais plutôt sa situation géographique valorisée par le hub mondial que constituent le port et l’aéroport.
- Contrairement à une autre idée reçue, Dubaï n’est pas une ville arabe, mais cosmopolite et multiculturelle : 90% des habitants sont étrangers. La ville est 100% anglophone. Elle constitue un havre de tolérance au regard des différentes pratiques religieuses.
- C’est une ville très sûre (tous les Dubaïotes font 6 mois de service civil dans la police).
- Inutile de préciser l’évidence que tout le monde connaît, mais qui décoiffe quand on y est : c’est un immense chantier d’infrastructures de transport (autoroute, métro, aéroport et port) et de bâtiments de tous usages. 20 % des grues du monde sont à Dubaï. Mais c’est une impression très incertaine que laisse ces projets fabuleux, car rien n’est actuellement terminé.
- Le modèle de développement repose sur l’importation de ce qu’il y a de plus efficace dans le monde : le système financier et le tourisme de luxe occidental d’un côté, et la main d’œuvre asiatique bon marché de l’autre. En même temps, ce n’est pas aussi simpliste : il y a également une vraie classe moyenne de commerçant indo-pakistanais et de nombreux européens travaillent comme employés de base dans la restauration et le tourisme.
Mais ce concept de ville nouvelle et mondiale pose trois questions sociale, politique et environnementale.
Il y a tout d’abord évidement la question à laquelle nous sommes très sensibilisés : celle des conditions de travail des ouvriers asiatiques. Ces travailleurs sont des volontaires qui signent un contrat de travail de trois ans, comprenant le transport (un seul aller-retour), le logement et un revenu déterminé. Leurs conditions de vie, loin de leurs familles (il y a deux hommes pour une femme à Dubaï), sont déplorables : horaires de travail, hébergement dans des bidonvilles, sécurité sur les chantiers, etc… Mais ce n’est pas parce leur employeur saisit leurs passeports pour la durée de leur contrat, afin de garantir celui-ci, que l’on peut parler d’esclavage. Mais il y a véritablement lieu de s’en émouvoir et de rappeler nos valeurs. Cependant les choses changent progressivement : des premières grèves ont eu lieu, et la concurrence des différents centres mondiaux de main-d’œuvre fait monter les salaires. Les autorités locales s’inquiètent ainsi du développement de l’Inde : les salaires augmentant dans ce pays, il devient de plus en plus difficile de trouver des candidats à l’expatriation. Les choses évoluent, mais restent précaires…
Ensuite, au niveau politique, c’est une toute petite élite (les 10% de Dubaïotes de souche) qui a le pouvoir et qui l’exerce actuellement de façon éclairée et responsable. Cette situation est tenable et efficace en période de croissance. En effet, tous, du grand promoteur à l’ouvrier de base, trouvent leur compte dans un développement, certes inégal, mais partagé. Que se passera-t-il en cas de crise économique ? Cette oligarchie est-elle durable ? C’est une question cruciale pour l’avenir de Dubaï. En effet, si 90 % de la population sait qu’elle n’est que de passage et ne pourra jamais s’établir définitivement dans ce pays, souvent loin de sa famille, elle ne va pas s’investir de la même façon. C’est une chose de construire des immeubles, c’en est une autre de construire une société équilibrée et épanouissante.
Enfin, au niveau environnemental, même si les hydrocarbures ne représentent pas l’activité essentielle, c’est bien la civilisation du pétrole et des transports (de marchandises par bateau et de passagers par avion) qu’incarne Dubaï. Interrogé sur le développement durable, les responsables locaux sont d’abord mal à l’aise, car ils ne sont pas dupes de leur modèle de développement et de ses faiblesses. Mais ils rebondissement aussitôt en rappelant que l’objectif de Dubaï est de devenir, en diversifiant ses activités, la première ville de l’après-pétrole dans le Moyen Orient. Ils précisent également que le développement durable constituera le prochain défit de Dubaï et un relais de croissance en réserve ! Il reste donc beaucoup à faire …
Si certains peuvent trouver scandaleux le modèle de Dubaï au regard des trois interrogations précédentes, j’aurai une attitude plus mesurée car je crois que cette ville a mis en oeuvre les véritables conditions du développement :
- Que l’élite locale réinvestisse dans l’économie locale ses revenus et qu’il n’y ait pas d’évasion des capitaux, contrairement à ce qui se passe souvent en Afrique. Dubaï va même plus loin, car lorsque les capitaux sont éventuellement investis à l’étranger, c’est toujours dans une optique industrielle qui sert les intérêts du pays (les ports ou l’aviation par exemple).
- La sécurité et l’absence de corruption. Dubaï a bien compris les attentes de ses clients occidentaux : ces deux éléments font intrinsèquement partie de la marque « Dubaï » et des prestations offertes aux investisseurs et expatriés.
- Quoique l’on puisse penser des conditions de travail des ouvriers, c’est bien le travail de masse, qui de la Chine à Dubaï constitue la seule recette du développement comme il l’a été chez nous pendant la révolution industrielle. Certes, ils en sont encore à Germinal, mais c’est vraisemblablement une première étape obligée. En Chine comme à Dubaï, ces dernières années ont été celles de la plus grande sortie de la misère qu’a jamais connue le monde : des inégalités subsistent mais, progressivement chacune des classes de la population profite du développement. Nous occidentaux, ne devrions pas nous obséder à briser égoïstement ce développement mais, plutôt l’accompagner et susciter le passage à l’étape suivante, celle progressive de la reconnaissance des droits politique et sociaux.
21:40 Publié dans Développement (Afrique) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Développement, Dubaï, Travail, Afrique
28 octobre 2007
Comment gagner les Municipales à Paris ?
Avec la mise en ligne du blog de projet de Marielle de Sarnez, c’est une grande étape vers les Municipales qui vient d’être franchie. Ce blog est le travail admirable et démocratique de tous les militants parisiens du MoDem. L’initiative doit vraiment être saluée.
Nous ne gagnerons pas Paris en proposant plus de crèches, d’espaces verts, de bus ou de couverture sur le périphérique. Nous ne le gagnerons avec ces propositions, car elles sont exactement les mêmes que celles et de la gauche et de la droite. Ces propositions sont donc la base, mais nous ne devons pas nous focaliser dessus.
Nous ne gagnerons pas Paris en proposant des mesures trop techniques (parler d’intercommunalité ou du partage de responsabilités entre mairies d’arrondissements et mairie centrale) ou trop générales (le développement durable, la pollution, la misère). Il est également évident, que nombre de propositions intéressantes pour la ville ne sont pas dans ses compétences actuelles : ainsi des transports collectifs, des taxis, du futur Grand Paris, de la sécurité… Il ne faudrait pas taire ces questions sous prétexte que ce ne sera pas dans les responsabilités de nos élus. Les Municipales sont au contraire l’occasion d’aborder ces questions et de se positionner.
Nous ne gagnerons pas Paris en répétant les erreurs des dernières législatives où l’impréparation (liée à l’investiture tardive des candidats) et la banalité du programme (vis-à-vis de celui du PS notamment) ont été nos deux principaux adversaires. Si nous voulons faire mieux, il faut que les listes et le programme soient déterminés le plus tôt possible. A mon sens attendre janvier c’est quasi-suicidaire : les autres partis ont déjà aujourd’hui toutes leurs têtes de liste de tous les arrondissements. Ils écument les marchés. Ainsi localement comme médiatiquement, le MoDem n’existe pas encore. Pire, il prend du retard sur les prochaines échéances…
Alors que faire pour gagner ?
Outre le fait qu’il nous faille au plus vite des candidats, nous ne gagnerons que si nous pouvons proposer une VISION. C'est-à-dire un projet global et à long terme, basé sur une dizaine de propositions simples et compréhensibles, dont quelques une légèrement provocatrices. Il ne faut donc pas faire un projet crédible et laborieux pour la prochaine mandature, mais un projet médiatique et mobilisateur pour les 20 ans à venir. Surtout un projet original et innovant.
C’est ce que j’ai déjà essayé d’ébaucher dans Paris, ville nouvelle en présentant d’abord quelques valeurs (densifier et rééquilibrer Paris / passer du logement social au loyer social / créer un XXIème arrondissement vert / Résoudre les problèmes de la banlieue par le Grand Paris / une véritable démocratie locale) puis en présentant des idées concrètes d’application de ces valeurs (le Grand Paris jusqu’aux frontières de la Région / une ville verte dans le bois de Boulogne / des agences municipales d’emploi à domicile ou de la qualité de vie / des referendums de projets). Je ne défends pas ici ces idées, qui sont personnelles et partielles, mais la méthode et l’objectif qui, eux, me semblent indispensables et urgents.
Alors construisons ensemble, au gré du blog de projet, des travaux de section, de toutes nos rencontres informelles, une vision nouvelle de Paris. N’ayons pas peur de provoquer, c’est ainsi que l’on débattra entre nous et que l’on existera dans les média. N’ayons pas peur de proposer des idées audacieuses et originales. Nous pouvons créer une ville nouvelle, c’est d’ailleurs l’ambition du MoDem : le renouvellement face aux deux conservatismes qu’incarnent la gauche et la droite !
21:20 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Election, Municipale, Paris, Sarnez, Projet
21 octobre 2007
10 propositions nationales pour la campagne du MoDem aux Municipales
Les futures élections municipales se joueront sur des enjeux locaux. Cependant ces élections générales ont toujours valeurs de tests à l’échelle nationale. D’autre part, il est vraisemblable que les listes locales du MoDem s’allieront suivant les cas, ou avec la gauche, ou avec la droite. Il apparait donc légitime d’envisager un socle de propositions communes qui nous assurerons une visibilité à l’échelle nationale et une cohérence dans nos alliances : qu’aucun, en interne ou en externe, ne puisse nous accuser de renoncement après une alliance tant que les propositions communes seront maintenues.
Les propositions que j’envisage sont les suivantes (elles sont détaillées dans le document à télécharger ici):
Une ville plus démocratique :
1. Une intercommunalité à l’échelle de la ville2. Des referendums locaux sur les grands enjeux3. Revendiquer le droit d’expérimentation
Une ville plus durable et plus équilibrée :
4. Une politique énergétique municipale responsable5. Appliquer réellement la loi SRU6. Une agence municipale de veille et d’information sur la qualité de vie
Une ville plus dynamique :
7. Construire8. Tous les services municipaux en ligne9. Une agence municipale du travail de proximité
Je ne propose ici que 9 idées sur 10, pour bien signifier que cet exercice n’est qu’une vision personnelle et partielle, à débattre, à modifier et à compléter.NOTA : Ces propositions concernent bien sûr les communes urbaines, les communes rurales devraient sans doute faire l’objet de propositions spécifiques.
15:25 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, Elections, Propositions, Projet
20 octobre 2007
Une agence municipale de la qualité de vie urbaine
Les données à prendre en compte pour assurer ce suivi seraient notamment les suivantes :
- La qualité de l’eau potable.
- La qualité de l’eau de la Seine et des canaux.
- La qualité de l’air et la pollution.
- Les niveaux de bruit : la pollution sonore.
- L’accidentologie : accident de circulation et domestiques.
- La criminalité et les incivilités.
- La qualité des déplacements tant en voiture qu’en transports en commun divers : confort, durée moyenne des trajets. Cette agence s’attacherait également à mettre en exergue les véritables points noirs quotidiens.
- L’indice spécifique du coût de la vie à Paris, qui est bien différent de l’indice national.
- Ainsi qu’une veille sanitaire spécifique à certaines grandes maladies urbaines : cancers, allergies, maladies infantiles, troubles pulmonaires et respiratoires…
Tous ces facteurs seraient suivis à court terme et à long terme et seraient publiés en temps réel sur internet. Une partie de ces paramètres est déjà mesurée par ailleurs, mais il s’agit ici de réaliser un véritable « reporting » indépendant, lisible et transparent de la qualité de vie.
Cette agence serait municipale dans son organisation, mais elle publierait des études indépendantes au sens où l'analyse et les commentaires des données brutes seraient confiés aux différentes parties apportant des éclairages complémentaires: associations de consommateurs ou de citoyens, syndicats, personalités morales et surtout les différentes oppositions municipales.
Cette agence réaliserait et publierait également des comparatifs avec les valeurs relevées dans d’autres grandes villes.
13:20 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pari, ville, polution
16 octobre 2007
Candidat à la candidature
Parce que j’ai un projet et que tout le monde au MoDem convient que la démocratie interne serait que le choix des candidats se fasse sur la base de leur projet et de leurs idées. J’ai proposé fin août, le projet « Paris, ville nouvelle ». Ce document est la contribution d’un militant de base adressée aussi bien aux autres militants qu’aux instances de notre mouvement pour participer à l’élaboration de notre programme. Ce document a suscité des réactions passionnées chez tous ceux à qui j’ai pu le présenter et le défendre. Je souhaite maintenant continuer à le promouvoir plus officiellement, en débattre, le nuancer et en intégrer des éléments dans un projet collectif et ambitieux.
Parce que je respecte le travail d’équipe et que je sais que mon projet n’est qu’une vision personnelle et non exhaustive des enjeux des élections municipales. Tant d’autres compétences sont nécessaires ! Une vision complète et pertinente ne pourra émerger que la pluralité d’une équipe. Je veux apporter ma contribution à cette équipe qui fera la synthèse des propositions et élaborera le programme global. J’ai essayé de participer aux différentes commissions mises en place pour faire émerger ce projet. Ces commissions, par thème/sous-thème et arrondissements/quartiers, sont démocratiques et passionnantes. Elles déboucheront sur des propositions locales, précises et réalistes à court terme, mais peut-être insuffisantes pour faire rêver nos électeurs. Ces deux démarches sont donc complémentaires.
Parce que, pour exister et être visibles médiatiquement, nous devons proposer un programme original et symbolique. Nous ne pouvons pas nous contenter de ne proposer qu’une synthèse centriste entre les idées les plus efficaces de la droite et les idées les plus généreuses de la gauche. Nous devons donc proposer des idées nouvelles et incarner une vision à long terme. C’est ce que je fais dans mon projet et je veux le partager. Les idées que je propose ne sont ni utopistes ni extrêmes, il ne faudrait donc pas lire ce document trop rapidement, ni mal interpréter mon propos : j’ai essayé d’aller au bout de la réflexion sur nos convictions d’équilibre entre le développement durable et le développement économique et de proposer des pistes d’interprétations concrètes pour notre ambition d’une ville saine, solidaire, efficace et épanouissante.
Parce que je veux travailler et, comme beaucoup, m’investir pour ma communauté et mon environnement local. Dans le foisonnement et le désordre actuel, je n’ai pas encore trouvé ma place dans l’organisation du MoDem. J’ai 31 ans, c’est mon premier engagement politique, il est loyal et sincère. Il est passionné et réfléchi.
Pour toutes ces raisons, je suis candidat à l’investiture du MoDem à Paris.
22:20 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Paris, candidature, primaire, candidat, modem, projet
08 octobre 2007
Entre prévention et répression : une sécurité routière implacable
Les études de sécurité routière montrent que la vitesse excessive est responsable d'un mort sur trois sur la route. Il semblerait également que cette attitude soit à tel point génératrice de surconsommations énergétiques, que les groupes de réflexion sur le Grenelle de l’Environnement aient proposé de réduire les vitesses maximales autorisées. Avant d’en arriver à de telles mesures, il serait d’abord raisonnable de faire en sorte que les limites actuelles soient strictement appliquées.
Or aujourd’hui, la répression de la vitesse par des contrôles aléatoires ou des radars fixes peut aisément être contournée par la ruse ou par la chance. Le seul fait qu’il soit possible d’échapper à la sanction relativise complètement son caractère préventif : la majorité des conducteur, à commencer par moi, sont ainsi amenés à jouer avec les limites. Cette attitude est renforcée par le caractère non dissuasif (68€ !) des amendes pour les excès de vitesses inférieurs à 20 km/h.
Pour être efficace la répression et la prévention devraient plutôt être systématique. C'est-à-dire que le contrevenant éventuel ait la certitude que toute attitude dangereuse sera sanctionnée. Le conducteur lambda, ayant aujourd’hui une relation quasi-ludique avec l’aléatoire de la sanction, se modèrera alors immédiatement. En rendant la sanction systématique, la prévention deviendra la règle et la répression anecdotique, puisque le fait d’un comportement librement consenti.
Pour résumer ce principe: "Une sanction aléatoire, c'est de la répression - Une sanction systématique, c'est de la prévention".
Aujourd’hui la technologie est prête pour cette évolution. Prenons un exemple : sur beaucoup d’autoroutes, on prend un ticket en entrant et on paye avec ce ticket à la sortie. Il suffirait que l'automate compare le temps entre ces deux opérations (déduction faite du temps de pause nécessaire à la sécurité) à la vitesse moyenne admissible entre ces deux points, pour que la contravention dissuasive soit calculée et émise immédiatement, avec le prix du péage. Autre exemple sur le même principe : sur le boulevard périphérique parisien ou les autoroutes franciliennes, la mise en place d’un réseau de radars fixes scannant les plaques minéralogiques à toutes les entrées et sorties (68 sur le périphérique) et comparant ainsi le temps passé sur le tronçon avec le temps minimum admissible calculé sur la base des vitesses autorisées, mettrait un terme immédiat à ces attitudes dangereuses.
Ce système a cependant deux limites :
- Il repose sur la vitesse moyenne, ce qui permettrait théoriquement des pointes de vitesses après un embouteillage.
- Il ne peut être mis en œuvre que sur les voies ayant un nombre réduit d’entrées et de sorties, c'est-à-dire les autoroutes.
Mais ce dispositif ouvrirait également des perspectives nouvelles. Il a été montré (sur la base de modèles théoriques de mécanique des fluides) que la régulation des vitesses en cas de fort trafic automobile permettait de réduire les bouchons. En effet cette régulation (à la baisse) conduit à une uniformisation des vitesses individuelles dans le flux des véhicules et donc à la réduction des dépassements et des freinages qui perturbent la fluidité du trafic. De telles régulations ont déjà été testées, notamment sur l’autoroute A7 lors des vacances. Mais en raison des attitudes individuelles, ces régulations sont peu efficaces, voire contre-productives, car elles exacerbent le différentiel de vitesse entre conducteurs responsables et conducteurs pressés. Or, avec la méthode de régulation systématique des vitesses proposées ici, ces régulations (et celle décidées lors des pics de pollution) pourraient véritablement être mises en œuvre. Les embouteillages et la pollution seraient donc réduits.
Une expérimentation sur un tronçon d’autoroute ou sur le périphérique pourrait permettre de valider la pertinence et l’efficacité de ce système en analysant l’évolution de l’accidentologie et la fluidité du trafic après sa mise en œuvre.
18:55 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Voiture, Vitesse, Sécurité, Radar
30 août 2007
Municipales 2008
J'ai profité d'une semaine de vacances pour écrire un programme pour les Municipales à Paris. C'est ma contribution à l'élaboration du projet du Mouvement Democrate.
A télécharger ici : Paris, ville nouvelle.pdf
Une grande partie des idées présentées dans ce document a déjà été présentée dans ce blog.
21:40 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Municipales, 2008, Programme
27 août 2007
Le Grand Paris sera simple et généreux
Les déséquilibres dont souffre Paris, mais aussi une grande partie de ses atouts, résident dans ses relations avec les communes de banlieue.
Dans mes notes sur les transports, j’ai montré comment supprimer la frontière physique et symbolique que constitue le périphérique. Il est certain que cette frontière administrative tombera aussi un jour, car cela est l’intérêt des citoyens de part et d’autre. Ce n’est certes pas l’intérêt d’une certaine classe politique qui en vit, mais elle devra s’y plier et elle le sait.
Il faut d’abord dédramatiser cette vision du Grand Paris. Ce n’est pas la victoire de la ville de Paris sur ces micro-villes périphériques aux profils encore plus segmentés que ses arrondissements. Ce n’est pas non plus la revanche d’une région de banlieusards opprimés à l’est et richissimes à l’ouest. C’est simplement le partage démocratique d’un même destin et des mêmes problèmes de transports, de logements, de pollutions, et de développement économique.
Comme pour Paris aujourd’hui, je crois qu’il faudra sur toute la superficie du Grand Paris, procéder à un rééquilibrage des usages, enterrer la circulation automobile interrégionale, continuer à densifier un centre de plus en plus large (construire ou planter sur le périphérique et les autoroutes comme nous construisons actuellement sur les voies de chemin de fer) et limiter l’extension urbaine.
Il faudra surtout, quoi qu’il arrive, procéder à une vaste opération de réhabilitation des banlieues, car ce n’est l’intérêt de personne que de conserver ces tristes poudrières. Or, quelle qu’en soit la forme, elle s’accompagnera nécessairement d’un important transfert de ressources depuis les espaces urbains privilégiés vers les espaces dégradés. Cette solidarité, on le constate depuis des années, est difficilement réalisable au niveau de l’Etat ; je crois qu’à l’échelle urbaine elle le deviendra et qu’elle s’imposera car elle deviendra visible. Pour ce faire, pour que la solidarité prenne corps, il faut impérativement que les institutions aient été préalablement adaptées.
L’avenir est donc à la création d’une entité administrative et démocratique inédite en France. Sur quelle frontière ? Pour quelles compétences ? A ses deux questions essentielles et qui peuvent donner lieu à des débats interminables, je crois qu’il faut apporter les réponses les plus simples et les plus opérationnelles :
Les frontières du Grand Paris :
Je crois objectivement que les limites de cette nouvelle entité administrative ne pourront être que celle de l’actuelle Région Ile-de-France:
- Parce que, sauf à vouloir partir dans des années de controverses et de résistance, il est largement plus efficace de profiter des frontières actuelles, sans les bouleverser et en ne modifiant que la nature des institutions qui s’y exercent. Il ne faut pas recréer une nouvelle usine à gaz en réinventant de nouveaux départements ou en modifiant le périmètre des régions voisines.
- C’est toute l’aire urbaine qui doit s’intégrer simultanément dans le Grand Paris, et ne surtout pas envisager une construction progressive, par blocs plus ou moins concentriques, au gré des volontés de chacun, à l’instar de la construction européenne. Car ce serait alors reproduire à une échelle plus grande et plus déséquilibrée, les désordres observés aujourd’hui (par exemple, si seule la petite couronne ou le 93 s’y intégrait !). Cette intégration globale et simultanée constitue également une exigence démocratique : pour que les décisions du Grands Paris soit bien représentatives de la variété de sa population et de ses attentes, elle doit y être toute intégralement représentée.
- Mais la région, objectera-t-on, va bien au-delà des limites urbanisées de l’agglomération. Justement : toute ville a besoin d’avoir le contrôle de ses franges pour maîtriser son propre développement. Ainsi, pour de nombreuses raisons, la nécessité actuelle est de densifier le centre pour réduire l’impact des transports, et donc limiter fortement l’urbanisation périphérique. Il est possible que cette situation évolue ultérieurement, et la ville doit donc quelque soit la situation garder la maîtrise de sa couronne rurale.
Les compétences du Grand Paris :
Là également, il suffit largement de profiter de l’existant et, avec bon sens, fusionner les compétences actuelles des communes, départements et région, tout en assurant une bonne décentralisation urbaine :
- Pour la répartition des compétences entre les communes locales et l’entité globale du Grand Paris, le modèle serait assurément celui des mairies d’arrondissement actuel vis-à-vis de la mairie centrale. Ce système fonctionne avec efficacité depuis des années, malgré les quelques grincements de dents compréhensibles lorsque diffèrent les couleurs politiques entre ces entités. Moyennant quelques aménagements mineurs, ce mode de fonctionnement pourra être étendu à la totalité de l’aire urbaine. Pour les communes plus rurales, une autonomie un peu plus importante pourra être envisagée.
- Les compétences globales du Grand Paris, elles, sont évidentes et pas grand monde ne les remet en cause. Il s’agit de tout ce qu’il est évident de centraliser pour une efficacité réelle à l’échelle de la ville : transports et développement urbain d’abord, solidarité, culture, gestion des services d’intérêt collectif (eau, assainissement, cimetière, déchets…) ensuite. Le tout sur la base d’une fiscalité urbaine indépendante.
- Il restera la question de la forme concrète des institutions : soit la forme municipale d’aujourd’hui où pouvoirs exécutif et délibératif cohabitent, soit une séparation entre ces deux pouvoirs avec notamment un maire élu au suffrage universel direct. Je crois que c’est une question annexe et que les deux fonctionneraient. Cette question, trop sensible et politicienne plutôt que politique, peut donc être laissée ouverte afin de ne pas bloquer le processus d’intégration urbain, qui lui est indispensable.
Pour l’heure, Paris devra être un moteur constructif et non arrogant de cette réunification urbaine.
A titre symbolique, car se sont surtout les symboles qui font avancer les choses, la Ville devrait autoriser et encourager les communes de l’agglomération à apposer « Paris » à leur nom. Car en termes de rayonnement et de reconnaissance, ne sont-elles pas, vues de province et de l’étranger, déjà à Paris ?
22:07 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Grand, Institution, Banlieue, Région, Périphérique
11 juillet 2007
Créer un outil statistique prenant en compte la croissance personnelle générationnelle
Ça à l’air un peu compliqué dit comme ça, mais cette idée part d’un constat simple : le taux de croissance ou l’indice d’évolution du pouvoir d’achat est calculé de façon moyenne sur tous les habitants, mais ne prend pas en compte l’évolution par l’âge de chacun au sein de la société.
En effet, la dynamique normale de la population active (progression professionnelle, réajustement salarial, retraite) fait que quasiment sans rien faire, le revenu individuel de chacun évolue de façon croissante avec le temps, même si la masse globale des revenus reste stable.
Ce phénomène de croissance individuelle naturelle n’est pas pris en compte dans les outils statistiques habituels. Ceux-ci reflètent donc de façon partielle le ressenti de chacun. À l’aube d’un renouvèlement profond de la population active par le papy boom, il serait donc pertinent de prendre en compte ce paramètre dans les analyses sociologiques et économiques.
Cette analyse pourrait ainsi par exemple expliquer (en partie) les phénomènes suivants :
- L'explosion des migrations économiques imputables au désespoir de la jeunesse du tiers-monde, qui en raison de son surnombre par rapport aux tranches plus agées, ne peut bénéficier de cet effet d'aspiration malgré une légère croissance.
- La victoire de la droite aux récentes élections, notamment par la réhabilitation de la valeur "travail". Les français ont ainsi individuellement conscience que leur travail peut naturellement leur apporter une amélioration de leur niveau de vie, malgré une croissance faible. Et ce, uniquement par un effet générationnel, dont ils n'ont pas forcément conscience.
19:00 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Statistique, croissance
05 juillet 2007
Une ville verte dans le bois de Boulogne
L’ouest de Paris, entre le XVIème, Neuilly et la Défense « souffre » d’un déséquilibre socio-économique évident. Vouloir améliorer le fonctionnement général de la ville, ce n’est pas seulement travailler sur les zones en difficulté, mais aussi et malgré les réticences inévitables, programmer un renouvellement des espaces trop segmentés. L’objet de ce projet est donc de densifier une zone largement irriguée par les transports et de rééquilibrer Paris en créant une réelle mixité dans l’ouest.
Or, il existe un espace libre pour cette ambition, un foncier à conquérir : le bois de Boulogne. Ce parc urbain n’est pas vraiment mis en valeur actuellement : il est trop grand (2,5 fois Central Park) et en partie dédié à des activités peu ouvertes au grand public (champ de courses, prostitution, sport de luxe, voies de circulation quasi-autoroutière…). Le ramener à son rôle strict de parc urbain en prélevant une part de sa surface ne pénaliserait guère la population parisienne en général, au contraire.
Et les arbres alors ? Le poumon vert de Paris ?
Le but serait de créer une ville durable et écologique comme on commence à savoir en faire : BedZed, Dontang, Fribourg… Il faudrait aussi, et ce serait tout l’enjeu et la beauté du geste que cette ville veut incarner, qu’elle se fasse à « arbre constant ». C’est-à-dire que le nombre d’arbre reste le même que celui d’aujourd’hui, en travaillant fortement l’intégration réciproque des constructions et de la forêt. Il est aussi envisageable de recréer en toiture des jardins, voir des forêts. Ces projets existent déjà eux aussi : les sky-gardens de Singapour.
L’objectif général du projet serait de permettre l’arrivée de 200.000 nouveaux habitants à Paris, soit la création d’un XXIème arrondissement. Cette dimension administrative du projet permettrait de transmettre au fur et à mesure de la constitution de la ville, le pouvoir démocratique de son aménagement à ses habitants. Le cœur même du projet de rééquilibrage suppose la mise en place d’une mixité jusque dans la constitution de chaque immeuble : avec une incitation forte aux loyers sociaux selon le mécanisme de compensation décrit dans une précédente note, mais pas seulement : une part équilibrée d’habitants à revenu plus élevés sera nécessaire (et facile à trouver). C’est-à-dire les mêmes logements pour tous, avec des loyers différents et progressifs.
Une attention particulière serait également à porter aux transports : les modes de déplacement propres ou collectifs seraient localisés en surface, dans les rues. Par contre toute la circulation automobile et les parkings se feraient en sous-sol.
Le bois de Boulogne offre l’occasion d’améliorer Paris et d’y créer une ville idéale du XXIème siècle : propre, dense, efficace, durable, démocratique… il serait dommage de s’en priver.
03:15 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ville, Paris, boulogne, densité, durable, mixité
03 juillet 2007
Contre la pollution : de grands tunnels urbains filtrés
J'ai commencé à developper ici une réflexion sur la place de la voiture en ville : l'avenir de la voiture urbaine.
Le point principal de l'aboutissement de cette réflexion est la nécessité de modifier la place de la voiture en developpant un grand réseau de tunnels.
L'objectif de ces ouvrages est triple:
- réduire la pollution en filtrant l'air des voies de circulation.
- réduire les bouchons en créant des voies nouvelles. (A noter que la réduction des bouchons contribue également beaucoup à la réduction de la pollution).- rendre de la surface propre à la ville (à la place des autoroutes urbains actuelles) afin de lui permettre de nouveaux projets.
Dans le cas de Paris, voici à gauche le developpement progressif de ce réseau. La mise en oeuvre de ce projet permettra :
- dès la première étape, de réduire les bouchons et la pollution sur le réseaux existant- à partir de la deuxième étape de supprimer les voies sur berge (Georges Pompidou)
21:30 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Tunnels, Circulation, Transport, Voiture, Pollution
01 juillet 2007
L'avenir de la voiture urbaine
Ce qui pose problème chaque jour à l’habitant des villes, ce n’est pas la voiture, mais la pollution et les bouchons.
La voiture, elle, est un instrument de liberté, de confort et le moyen de transport le plus efficace pour aller directement d’un point à un autre. Le principe même de véhicule individuel (voiture ou 2 roues) doit donc être encouragé car il correspond à un besoin réel et à une vraie efficacité.
Les solutions actuelles, préconisant de supprimer la cause visible (la voiture) pour supprimer les conséquences (pollution et bouchon), ne contribuent pas à renforcer la qualité de vie des habitants, au contraire :
- premièrement parce que la stratégie de créer des bouchons pour dissuader les utilisateurs de voiture est un gâchis économique et familial majeur : elle est colossale, la somme de temps perdu par tout le monde dans les bouchons. Ce temps serait largement mieux valorisé au travail ou chez soi,
- deuxièmement parce que dévier des flux des véhicules individuels vers des transports collectifs déjà surchargés ou mal adaptés en terme de desserte dégrade encore les conditions de vie des gens en leurs faisant passer encore plus de temps dans des transports encore moins confortables,
- troisièmement parce que dissuader les gens de prendre leur voiture en réduisant l’offre de parking, comme c’est le cas à Paris, conduit là encore, à faire perdre du temps et à circuler davantage à la recherche d’une précieuse place, etc…
- quatrièmement enfin et surtout, parce que les bouchons sont une source majeure de pollution : créer des bouchons qui polluent afin de réduire la pollution par la réduction du nombre de voitures est à court et moyen terme incohérent. Cette politique est donc contre-productive.
C’est par ce que les causes réelles des bouchons et de la pollution, ne sont pas correctement identifiées. Pour moi la cause n’est pas simpliste, et la voiture n’en sera pas la victime expiatoire. Les causes réelles, et celles sur lesquelles il faudra agir, sont les causes intermédiaires suivantes :
- Le moteur à explosion pour réduire la pollution
- L’adaptation du réseau routier pour réduire les bouchons
Réduire la pollution :
Souvenons-nous : dans les années 80, la consommation moyenne des voitures dépassait largement les 12 litres / 100 km. Vingt ans après, on en est à 3 fois moins : les moteurs se sont largement améliorés et des solutions hybrides existent et marchent très bien (je le sais j’en ai une). Il ne fait aucun doute, vu l’ampleur de la demande et des développements technologiques, que la question de la pollution automobile sera marginalisée d’ici quelques années. Toutes les mesures qui permettent d’encourager et d’amplifier ce mouvement sont bienvenues. Mais le risque de la politique actuelle c’est de réussir à éliminer à terme l’automobile en même temps que celle-ci sera devenue propre, c'est-à-dire avoir sérieusement dégradé le confort sans raisons objectives. Il nous faut une politique efficace à long terme.
Les mesures permettant de réduire la pollution pourraient être les suivantes :
- La dissuasion financière progressive des véhicules les plus polluants : vignette municipale, péage urbain, subventions aux véhicules propres
- Mise en place d’une politique d’achat très volontariste concernant les véhicules municipaux, les bus et les taxis.
- La réduction des bouchons, qui concourent largement à la pollution, en optimisant le temps de fonctionnement des voitures : voir ci-dessous les mesures proposées pour améliorer.
- Le développement d’un réseau de tunnels automobiles urbains, dans lesquels l’air serait filtré ; toutes les particules et gaz nocifs seraient ainsi captés et éliminés de l’atmosphère urbaine.
Réduire les bouchons :
Les mesures permettant de réduire les bouchons pourraient être les suivantes :
- Densifier le cœur urbain et limiter l’étalement.
- Interdire la circulation des camions et camionnettes de livraison aux heures de pointe (07:30-09:30 et 17:30-19:30).
- Cela leur laisse 8 heures de travail dans la journée et ils pourraient charger et décharger en dehors de ces horaires.
- Doubler l’offre de taxi et diminuer les prix par 2. (je développerai ce point dans une prochaine note).
- Créer des tunnels urbains (je développerai ce point dans une prochaine note). En effet, les flux de déplacement à l’échelle intercommunale n’ont pas leur place à l’intérieur de la ville et génère la part la plus importante de bouchon et de pollution. Un réseau spécifique nouveau devrait donc voir le jour.
- Transférer les parkings de surface vers des parkings sous-terrain. Optimiser l’offre de parking en rendant tous les parkings publics (je développerai ce point dans une prochaine note).
- Développer la gestion des flux : il faut renforcer tous les dispositifs permettant là où les encombrements sont quotidiens et réguliers de mettre en place une fluidification du trafic.
En conclusion, je crois en l’avenir de la voiture, mais elle n’a plus sa place en ville. Sa place est dessous : pour circuler et pour se stationner.
16:05 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ville, paris, circulation, voiture, pollution, bouchons
30 juin 2007
Le bon sens pour les couples homosexuels
Dans cet article (télécharger ici: boudon.pdf) Raymond Boudon, sociologue, explique pourquoi en vertu du bon sens, le mariage et l'adoption pour les couples gays s'imposera à terme. Le parallèle qu'il fait avec la peine de mort est très persuasif.
A priori j'étais contre, mais cet article m'a fait changer d'avis.
21:40 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : homosexuel, mariage, adoption, gay
19 juin 2007
Un florilège d'idées
Je ne peux évidemment pas résister à la tentation de signaler la synthèse réalisée par l'Institut Montaigne en rassemblant toutes les propositions faites depuis 2000 par ce réservoir d’idées de référence :
Vademecum 2007-2012 - Moderniser la France
Le document est intégralement disponible en pdf. C’est une source d’inspiration et de débats extrêmement dense et intéressante.

08:55 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, politique, idees, moderniser, réformer
16 juin 2007
Contre le logement social : le loyer social
Je crois que la crise actuelle du logement vient de l’existence de deux types de logement complètement indépendants : le parc social et le parc privé. Les résultats de cette politique sont bien connus :
- Le manque de logements : car d’un côté, le parc privé se trouve dissuadé par des dispositifs publics qui privilégient le logement social, et de l’autre, le parc social se trouve contraint par le manque de financement.
- Avec une offre rare et une demande infinie : un marché qui dysfonctionne. Il suffit pour s’en convaincre d’observe le déséquilibre entre bailleur et locataire lorsqu’il s’agit de donner des garanties.
- Un problème de mixité sociale, conduisant à des écarts importants entre arrondissements d’abord et entre quartiers ensuite, voire entre immeubles. Toutes les questions de quartiers ghettos, de carte scolaire et de petite délinquance trouvent leur origine dans ce problème de la répartition des logements.
C’est donc l’existence même du logement social qui doit être remis en cause. Ce n’est plus logement qui doit être social, mais le loyer. Dans Paris, les logements doivent être les mêmes, avec la même qualité, et un encouragement très fort à la mixité au cœur même de chaque immeuble.
Ensuite, dans le cadre d'un parc unique de logements, c’est le rôle de la communauté de compenser et de garantir les loyers pour assurer l’accès aux logements pour toutes les catégories de la population. Dans ce dispositif, les règles de prise en charge pourraient être relativement simples pour être lisibles, équilibrées, et efficaces :
- Le propriétaire doit avoir un rendement garanti de 5% par an (c’est-à-dire le prix d’achat du logement divisé par son loyer annuel). Par ce revenu garanti et correct, il sera largement encouragé à entrer dans le dispositif.
- Le locataire doit consacrer 30 % de ses revenus à son logement. C’est à la fois un minimum pour l’impliquer véritablement et un maximum pour ne pas amputer dramatiquement son pouvoir d’achat. L’adaptation de la prise en charge à la réalité des revenus du locataire permettra surtout d’éviter les dérives actuelles où de nombreux locataires de logements sociaux ne remplissent pas ou plus les critères pour en bénéficier, en privant ainsi ceux qui en ont réellement besoin.
- La surface prise en charge par logement doit dépendre de la commune et du nombre de personnes. Ainsi à Paris, la surface à prévoir serait de 20 m2 par personne. C’est-à-dire 40m2 pour un couple, et 80 m2 pour une famille de 2 enfants. Là aussi ce sont des valeurs très équilibrées pour du logement social à Paris, elles ne seraient évidement pas les même ailleurs…
- Enfin, un mécanisme fiscal de régulation et une commission d’attribution adapteraient progressivement ce dispositif de prise en charge sociale des loyers pour le rendre incitatif, juste et efficace. Ces prestations, versées directement aux locataires, seraient évidemment financées par des taxes sur les logements les plus favorisés, c'est-à-dire par la solidarité.
Ces dispositions, conciliant l’efficacité du marché pour libérer la production de logements et la solidarité municipale pour assurer à tous l’accès à un logement normal, permettraient de résoudre durablement les problèmes de mixité et de mal-logement.
11:55 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Logement, social, locataire, ville, banlieue
12 juin 2007
Pour le vote public ?
Traditionnellement, les scrutins se font à bulletins secrets. Cette pratique avait pour but de permettre la libre expression des votants afin que leurs choix ne puissent faire l’objet de pressions. Il s’agissait alors de limiter les pratiques de votes familial, régional et/ou de tout groupe déjà existant qui exercerait des influences impératives sur ses membres afin d’exiger un vote conforme à celui du point de vue dominant.
Je crois que nous n’en sommes plus là : les femmes sont largement autonomes par rapport à leurs maris et les individus par rapport à leurs voisins ou collègues, pour qu’une telle prévention basée sur le secret n’ait plus de pertinence immédiate. Le mode scrutin est aujourd’hui prêt à murir et devenir plus adulte et responsable.
Le vote public, au sens où chacun pourrait connaître le vote de chacun, aurait alors de nombreux avantages :
Le renouveau de la démocratie représentative. En recréant un lien visible entre l’électeur et le candidat, le vote public renforcerait l’identification de l’un à l’autre. Il responsabiliserait d’autant plus le décideur politique qu’il saurait désormais que son mandat ne lui est plus accordé par un mystérieux suffrage universel mais plutôt par tous les individus lui ayant accordé nominativement leur confiance. Le vote blanc trouverait également enfin sa justification : la revendication d’une insatisfaction dans l’offre politique.
Les débats publics. Les citoyens affichant publiquement leurs choix politiques devront les justifier et les argumenter. Ces choix ne se feront plus en catimini d’un isoloir mais librement assumés et revendiqués. Il s’agirait alors de permettre une véritable appropriation des idées. Je crois qu’il n’y a plus dans aucun milieu de honte à voter pour tel ou tel courant politique raisonnable, et quand bien même cela serait, le vote public annihilerait très rapidement ces pratiques archaïques.
L’auto-censure. Même s’il n’a plus l’effet de contrainte sociale que je présentais en début de cette note le vote public aurait quand même encore un effet d’autocontrôle. Ainsi le recours aux extrêmes à seules fins de protestation en dépit de l’intérêt général se trouverait largement limité. La participation électorale serait également renforcée par ce même mécanisme : difficile de se plaindre de la politique quand pour des raisons de confort ponctuelles, on n’a pas rempli son devoir civique !
L’émergence du vote électronique. S’il est une évidence, c’est bien que le vote électronique et les nouvelles technologies de communication recèlent des potentialités magnifiques pour un renouvellement des pratiques démocratiques. Or ces techniques souffrent, comme toutes leurs consœurs numériques, d’un risque de piratage et manipulation qui est tout aussi évident. Le vote public est la seule solution pour fiabiliser le vote électronique : savoir que sa voix conserve toute son intégrité dans le processus électoral, pourvoir constater que celles de ses voisins, et seulement celles-ci sont bien dans l’urne électronique, c’est la condition nécessaire et suffisante à la crédibilité du vote électronique.
Le plus grand danger pour notre démocratie, c’est que les citoyens s’en désintéressent et la banalisent. Le vote public serait donc une solution pour remettre la politique au cœur de nos vies. Mais il est vraissemblablement encore un peu tôt : le vote public c'est la démocratie idéale et appaisée. Nous y arriverons ...
19:35 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Vote, scrutin, blanc, public, électronique, démocratie
10 juin 2007
Les délocalisations : c’est le développement !
Il ne semble pas compatible de vouloir concilier à la fois le développement d’une économie de production dans les pays pauvres et simultanément contrôler et limiter nos importations en provenance de ces pays au motif de la protection de nos emplois.
En effet, les délocalisations constituent le principal moteur du développement de ces pays. Une politique cohérente de développement devrait donc encourager (ou au moins ne pas décourager) les entreprises à délocaliser leur production. Charge à nous de prendre compte la reconversion des personnels en France. Cette politique constituerait enfin une aide efficace et mesurable au développement.
Il serait même judicieux d'aller plus loin encore : ce n'est pas seulement l'outil industriel qui doit se relocaliser, mais aussi toute l'ingénierie de conception.
18:30 Publié dans Développement (Afrique) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, developpement, délocalisation
05 juin 2007
Pour une immigration massive
La position officielle de la France sur l’immigration est la suivante : une immigration faible et que l’on dissuade, limitant le regroupement familial et privilégiant les individus formés.
Le résultat de cette politique est point par point implacable : de l’immigration clandestine importante, des problèmes d’intégration récurrents et la lenteur du développement local par la fuite des cadres éduqués. C'est-à-dire un échec durable et un cercle vicieux qui s’intensifie.
Je crois que l’immigration clandestine s’explique par deux désespoirs : celui évident du développement économique et celui de l’absence de perspectives d’émigration. Je traiterai ailleurs la question du nécessaire développement économique, même léger et très progressif. Ce qui m’intéresse ici c’est de montrer qu’il faut donner un espoir à tout le tiers monde dans la possibilité de pouvoir émigrer. Ce doit être une porte de sortie individuelle réaliste pour permettre le développement. Si les gens savent que cette possibilité existe ils seront encouragés à investir dans leur pays : sachant qu’en cas d’échec personnel, il y aura toujours cette possibilité. Et surtout, ils ne tenteront pas la dramatique émigration clandestine car la légalité restera envisageable. Il faut donc clairement afficher vis-à-vis de ces pays et de ces personnes notre volonté d’organiser une immigration et communiquer largement sur ce sujet. Les charters sont, eux, une politique contre-productive et un encouragement à la clandestinité. Il faut redonner espoir à toutes ces populations, alors elles sauront se montrer responsables.
Nous avons d’autre part un besoin important d’immigration. L’argument du chômage qui est généralement avancé pour contrer cette idée, se retourne en sa faveur quand on analyse plus finement les chiffres. Une partie du chômage en France s’explique par une inadaptation des actifs au marché de l’emploi en raison de leurs sur-formation : à former 80% des classes d’âge au niveau bac et en ouvrant largement les portes de l’université, on a décrédibilisé les filières techniques et les métiers d’exécution de base. Le besoin réel n’est pas sur le nombre de médecin que l’on saurait très bien adapter en interne, mais sur tous les métiers manuels peu qualifiés (niveau BEP-CAP), qui ont de tous temps constitués la première étape d’une immigration réussie. Il n’y a pas de chômage véritable dans ces métiers, car lorsqu’il y en a, c’est toujours en raison de l’absence de volonté de mobilité géographique de nos chômeurs. L’immigration organisée et permettrait de répondre de manière ciblée et équilibrée à la réalité de nos besoins.
Pour le reste, les clefs d’une intégration réussie sont bien connues : c’est l’éducation des enfants, la mixité sociale dans les lieux d’habitation, la responsabilisation des familles et l’appropriation des valeurs du pays d'accueil. Toutes choses qui servent l’intérêt général de la société et qui doivent être mise en œuvre au niveau global par l’état, et non plus déléguées aux communes les plus pauvres et aux associations communautaires locales. Je crois que c’est ce point qui constituera la vraie révolution !
Enfin, l’immigration est une nécessité pour permettre une meilleure redistribution des richesses au niveau mondial. Ce n’est à ce sujet qu’une des solutions, mais elle doit être mise en œuvre pour préserver les équilibres (la paix) au niveau mondial et limiter les tentations terroristes et/ou de grandes migrations et autres phénomènes qui déstabiliseraient durablement nos civilisations.
18:35 Publié dans Développement (Afrique) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, développement, intégration, clandestin
30 mai 2007
Moduler les cotisations retraites en fonction du nombre d’enfants
L’analyse de la structure démographique de notre société française nous impose deux défis :
- Sécuriser le principe de la retraite par répartition : ce sont les enfants devenus des adultes actifs qui payent pour leurs parents devenus retraités. Il s’agit donc d’un cycle de solidarité. Une majorité de Français souhaite, à raison, continuer à faire perdurer ce système par rapport au système de retraites par capitalisation. En effet ce dernier, s’il est plus responsable individuellement, reste défavorable aux plus pauvres qui ne peuvent mettre d’argent de côté pendant leur période active. Mais surtout, ce système par capitalisation est bien moins sûr, car il repose sur les cours volatiles des produits de placements. Il faut donc préserver le système de retraites par répartition qui est aujourd’hui mis en danger par l’évolution de la structure démographique de la société : de plus en plus de retraités et de moins en moins d’actifs. Ne pouvant agir qu’à la marge sur le nombre de retraités (en reculant de quelques années l’âge du départ à la retraite, c’est négligeable), il faudrait plutôt augmenter à long terme le nombre d’actifs par la natalité (et aussi par l’immigration, mais ce n’est pas le sujet de cet article).
- Encourager la natalité pour éviter les déséquilibres générationnels et stimuler la croissance. Il est peut-être à la mode aujourd’hui de proclamer sentencieusement que toute naissance est un crime contre l’écologie, mais je crois au contraire que toutes les politiques de limitation des naissances ont été des dictatures. Ce qu’il faut viser, c’est une société harmonieuse, où chacune des tranches générationnelles s’équilibre afin d’éviter à tout prix ce type de conflit. Aujourd’hui, cela veut dire qu’il faut des naissances !
Il semble légitime de considérer que les personnes qui font le choix de n’avoir pas ou peu d’enfants perturbent le principe même de la retraite par répartition. Pour aller au bout de ce raisonnement il faudrait adapter le niveau des pensions au nombre d’enfants. Cette solution ne serait pas acceptable en termes d’équité, et en intervenant a posteriori elle n’aurait qu’un effet incitatif limité sur la natalité. Au lieu de jouer sur les pensions, il pourrait donc être plus efficace de jouer sur les cotisations.
Le niveau de cotisation pourrait être modulé comme suit par rapport au niveau actuel :
- 0 enfant : + 50 %
- 1 enfant : + 25 %
- 2 enfants : 0 %
- 3 enfants : - 25 %
- 4 enfants et plus : - 50 %
Cette progressivité constituerait évidement une aide à la natalité en transférant progressivement aux ménages du pouvoir d’achat en fonction des naissances.
L’adaptation des cotisations reposerait sur les enfants nés et reconnus par personne pour que chacun des deux parents en bénéficient. Il ne serait pas judicieux d’adapter ensuite ces modalités entre ceux qui contribuent ou non réellement à l’éducation des enfants : ce n’est pas l’objectif de cette mesure qui vise la natalité, la responsabilité individuelle et la lisibilité du principe de retraite par répartition pour la sauvegarder. Cette dernière modalité aurait également l’intérêt de rendre le système compatible avec les nouvelles pratiques familiales.
Il y aurait évidement des dispositions particulières de neutralisation du dispositif pour tous ceux qui médicalement ne peuvent avoir d’enfant.
15:50 Publié dans Politique (France & Europe) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Retraite, Natalité, Politique
22 mai 2007
Les rue de Tolbiac-Alesia-Convention en coulée verte piétonne et bus
Parce que la majorité des habitants de la rive gauche habitent à moins de 300m de cet axe Est/Ouest.
Parce qu’il faut densifier Paris tout en créant des espaces verts : les voies de circulations deviennent alors un foncier à valoriser.
Parce la circulation automobile, en dehors de toute considération idéologique verte, constitue systématiquement une dégradation de la qualité de vie urbaine, alors que les espaces verts et les zones de circulations douces la valorisent.
Parce qu’il serait possible de créer un vaste parcours sportif urbain pour la santé des Parisiens.
Parce qu’il y a une demande légitime de zones de promenade et de pistes cyclables protégées.
Parce qu’entre la ligne de métro n°6 et le tramway des maréchaux, il y a encore un véritable besoin de transport en commun efficace entre l’est et l’ouest au sud de Paris.
19:30 Publié dans Ville (Paris) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ville, paris, circulation

L’



Avec la mise en ligne du
Parce que j’ai un projet et que tout le monde au MoDem convient que la démocratie interne serait que le choix des candidats se fasse sur la base de leur projet et de leurs idées. J’ai proposé fin août, le projet « 
